La nuit dévoile ses secrets au château de La Roche Jagu

Par @Culturebox
Mis à jour le 01/09/2017 à 15H31, publié le 01/09/2017 à 15H26
"La Nuit" exposition au château de La Roche Jagu à Ploëzal (22) jusqu'au 1er octobre 2017

"La Nuit" exposition au château de La Roche Jagu à Ploëzal (22) jusqu'au 1er octobre 2017

© France 3 / Culturebox

A Ploëzal dans les Côtes d'Armor, le château de la Roche Jagu devient, le temps d'une exposition, le lieu où tous les mystères de la nuit se révèlent. Les animaux, les rêves, le firmament étoilé : jusqu'au 1er octobre le visiteur est invité à plonger au coeur des ténèbres. Créées spécialement pour le château, les oeuvres oniriques de Corinne Cuenot jalonnent le parcours.

Plongez au coeur de la nuit et laissez-vous tomber doucement dans les bras de Morphée. Au château de La Roche Jagu dans les Côtes d'Armor, l'exposition "La Nuit" décline tous les savoirs scientifiques qui explorent les profondeurs de l'obscurité : astronomie, biologie, éthologie, physiologie, anthropologie, ou encore neurologie.

C'est aussi l'occasion de découvrir le travail de l'artiste contemporaine Corinne Cuenot, qui a réalisé durant huit mois des sculptures au fil de fer inspirées par l'esprit des lieux. 

Reportage : JM. Seigner / C. Bazille / S. Secret   

L'exposition réalisée par le Museum d'Histoire Naturelle a été spécialement adaptée au château de la Roche Jagu. Trois espaces de déambulation sont proposés pour une visite très ludique. 
Exposition La Nuit © Bernard-Faye
La scénographie restitue l’ambiance nocturne. Tout concourt à immerger le visiteur dans le monde à la fois poétique et mystérieux de la nuit. Le parcours commence par explorer le sommeil, se poursuit au cœur d’une forêt fictive peuplée d’animaux nocturnes pour finir face au ciel étoilé.

La nuit tous les chats sont gris

Le visiteur débute son parcours par "Une Nuit de Sommeil". Cet espace permet de répondre à des questions passionnantes. Tous les animaux dorment-ils ? Rêvent-ils comme nous ? Et l’homme, comment fait-il ? Est-ce différent ? De courtes séquences de films de "Bonne nuit les petits" et "Monstrejo", de l'espagnol Pep Lluis Llado, viennent illustrer cette thématique.
Dessin animé Monstrejo

Dessin animé Monstrejo

© Pep Lluis Llado

Dans les anciennes civilisations il y a toujours eu une inquiétude autour de la nuit

Laurence Rigaut
Médiatrice culturelle à La Roche-Jagu

Tous les sens en éveil

Le public chemine ensuite dans "La visite de la forêt fictive" et pénètre dans le "dortoir" animalier. Une quinzaine d’espèces nocturnes en position de sommeil spécialement naturalisées pour les besoins de l’exposition composent ce bestiaire.
Le Grand Paon de jui

Le Grand Paon de jui

© jean-pierre Hamon
Tout au long de la déambulation, des îlots "sensoriels" dotés de nombreux dispositifs interactifs sonores, olfactifs et multimédias dévoilent les différentes stratégies et adaptations des animaux à la vie nocturne. Chez les animaux, tous les sens sont en éveil, encore plus la nuit. 

Les animaux nocturnes comme les chouettes, les chauves-souris ou les loups ont longtemps eu mauvaise réputation

Chouette hulotte

Chouette hulotte

© Andreas Trepte

Une nuit à la belle étoile

Le troisième étage du château élève le visiteur au firmament. Le Stellarium qui affiche un ciel réaliste en 3D, comme si on le regardait à l'œil nu, aux jumelles ou avec un télescope permet au public se rapprocher des étoiles et de pénétrer un peu dans le territoire immense de l'astronomie.  

L'artiste Corinne Cuenot

Née le 21 mai 1963 à Saint-Maur (Val-de-Marne), Corinne CUÉNOT s’est lancée jeune dans la peinture au contact d’un grand-père peintre de paysage. Élève de l’École nationale supérieure des beaux-arts de Paris et après une quinzaine d’années de pratique picturale, elle quitte Paris, s’installe à Tréguier (Côtes-d’Armor) et débute la sculpture.Très vite, le fil de fer s’impose comme son matériau de prédilection ; elle y joint d’abord du fil de lin, de la toile de jute et plus récemment de la cire d’abeille. Son travail s’apparente souvent à du tissage, ou encore au travail de la dentellière ou de l’araignée. Alors, elle parle du temps, celui qui passe, qui abîme parfois et qui détruit ; elle parle des corps, de leur fragilité, de leurs métamorphoses.

L'artiste Corinne Cuenot

L'artiste Corinne Cuenot

© Aline Mangenot