Les surprises de la 12e Nuit Blanche

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 03/10/2013 à 10H07
Dans le cadre de la Nuit Blanche 2010 : oeuvre "Lucioles" de l'artiste Erik Samakh installée dans les jardins de l'Hôtel Dieu, le 1 octobre 2010 à Paris.

Dans le cadre de la Nuit Blanche 2010 : oeuvre "Lucioles" de l'artiste Erik Samakh installée dans les jardins de l'Hôtel Dieu, le 1 octobre 2010 à Paris.

© FRED DUFOUR / AFP

Des violonistes à bord d'hélicoptères, des feux d'artifice sur la Seine, une aire de jeu monumentale pour enfants dans le XIXe, une sculpture de brume à République : l'édition 2013 de la Nuit Blanche à Paris, qui démarre samedi soir, revendique son aspect spectaculaire et encore davantage tous publics.

"On a voulu proposer beaucoup d'événements en plein air et sur des grandes surfaces pour accueillir le plus possible de public, toutes générations confondues", explique Chiara Parisi, qui assure la direction artistique de cette 12e édition en tandem avec Julie Pellegrin.

L'événement dévolu à l'art contemporain sous toutes ses formes, parfois avec son, image voire les deux, se déroule dans la nuit de samedi à dimanche (les lignes de métro 1 et 5 ne fermeront pas). Il se déploie sur 4 parcours - Berges de Seine, Canal Saint-Martin, Marais-République, Belleville-Ménilmontant -, faisant la part belle aux quartiers populaires du nord-est de la capitale et aux opérations de réaménagement réalisées par la Ville, sur les Berges de Seine ou place de la République.

Les cloches de Martin Creed donnent le coup d'envoi à 19h
11 ans après une première édition, cette Nuit Blanche sera la dernière pour le maire socialiste élu en 2001 qui ne se représente pas en mars 2014. Il en donnera le coup d'envoi à 19H avec une oeuvre participative et festive du Britannique Martin Creed. Sur le principe de son action la plus marquante, réalisée pour les JO de Londres en 2012, il mettra en branle pendant 3 minutes les cloches du parcours Nuit Blanche, qu'elles soient publiques ou personnelles (chacun peut amener réveil ou sonnette).

Au dessus du Pont Neuf : des violonistes à bord d'hélicoptères
Autre oeuvre spectaculaire, à mi-chemin de la performance et du concert: la Monnaie de Paris présentera au niveau du Pont-Neuf l'une des oeuvres les plus excentriques du compositeur Karlheinz Stockhausen (1928-2007), "Helikopter-Streichquartert", qui n'a été interprétée que cinq fois dans le monde depuis sa création en 1993. Elle prévoit le vol pendant 20 minutes dans le ciel parisien de quatre hélicoptères hébergeant chacun un violoniste. Le concert d'une durée de deux heures, prévu à 18h, sera rediffusé toute la nuit sur grand écran.

Une sculpture de brume à République
Place de la République, une "sculpture de brume" de l'artiste japonaise Fujiko Nakaya enveloppera les promeneurs d'un nuage évanescent créé avec des brumisateurs d'eau. A minuit, la Seine sera, au niveau du Musée d'Orsay, le théâtre d'une oeuvre pyrotechnique de l'artiste chinois Cai Guo-Qiang, intitulé "Aventure d'un soir". L'artiste avait conçu en 2008 les feux d'artifice de la cérémonie d'ouverture des JO de Pékin.

Ailleurs, plusieurs dizaines d'événements sont prévus dans des lieux emblématiques de la capitale (de l'Assemblée nationale au Grand Palais ou au siège du PCF) comme dans l'espace public. Dès mercredi, sur la place de Stalingrad (XIXe), l'artiste danois Palle Nielsen a ouvert aux enfants son "aire de jeu monumentale" ("The Model") créée en 1968 et jusqu'alors jamais présentée en extérieur. Sauf la nuit, cet espace permet aux 3-12 ans de s'ébattre et se laisser tomber dans des bassins de blocs de mousse jusqu'à dimanche 13h.

Garantir un accès le plus large possible à l'art et la culture
Bruno Julliard, adjoint au maire PS chargé de la Culture, prédit une édition "assez exceptionnelle" de la Nuit Blanche qui restera comme "un des symboles" de la volonté de Bertrand Delanoë de "garantir un accès le plus large possible à l'art et la culture". Cette année, poursuit-il, "on a voulu insister particulièrement sur des oeuvres accessibles et monumentales, tout en restant exigeants en terme de qualité". "On a aussi de moins en moins de lieux à jauge réduite pour éviter au maximum les files d'attente", assure l'élu.