La haute joaillerie investit la Biennale des antiquaires

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/09/2014 à 13H54
Emeraude antique du 17 ème siècle. Détail d'une création Boucheron

Emeraude antique du 17 ème siècle. Détail d'une création Boucheron

© Culturebox

Le top du monde des antiquités se retrouve jusqu'au 21 septembre au Grand Palais à Paris dans un décor inspiré des jardins de Lenôtre pour la 27e édition de la Biennale des Antiquaires, qui réunit les marchands les plus prestigieux de Paris mais aussi de Londres, Genève ou Florence. Les plus grandes maisons de joaillerie sont représentées.

La Biennale, ouverte jusqu'au 21 septembre, "c'est l'unique dans l'éphémère, le meilleur de l'antiquité réuni à Paris", a souligné auprès de l'AFP le président du Syndicat national des antiquaires (SNA), Jean-Gabriel Peyre. "Nous accueillons 89 exposants, 76 antiquaires parmi les plus reconnus à travers le monde, mais aussi treize des plus grandes maisons de joaillerie", a-t-il précisé. 
 
Reportage : M. Berrurier; M. Beaudoin; J. Van Hove, J. Le Roux
Une scénographie dans un décor d'exception
 Après Pier Luigi Pizzi ou Karl Lagerfeld, la scénographie a été confiée au célèbre décorateur Jacques Grange qui s'est inspiré de l'oeuvre de Lenôtre pour créer trois perspectives conduisant à des pavillons et agrémentées de fontaines et de bosquets. "La Biennale aura pour écrin les jardins de Versailles", s'enthousiasme Jean-Gabriel Peyre. Au total, ce sont 4.100 m2 de stands qui ont été construits, 14.000 m2 d'espaces aménagés et 2.000 m2 de plantes installées.

Une offre haut de gamme
Masques Okuyi du Gabon, mobilier art déco, toiles fendues de Lucio Fontana - dont une rétrospective s'est récemment tenue au Musée d'Art Moderne de la ville de Paris -, casque de seigneur japonais, marqueterie du XVIIIe siècle, statuettes chinoises en terre cuite émaillée... "Les antiquaires, rappelle le président du SNA, sont des découvreurs d'objets rares et de chefs-d'oeuvre de tous les styles et de toutes les époques."
 
La haute joaillerie en première place
La joaillerie est venue en force cette année - treize maisons contre sept en 2012 - et occupe quelques-uns des plus gros stands. Une montée en puissance qui ne serait pas du goût de tout le monde, a affirmé le journal "Libération" mercredi, et aurait en partie provoqué la révocation il y a deux mois de Christian Beydier, à la tête du SNA. "Un réglement de comptes", selon l'ancien président.

L'édition 2014, un millésime prometteur
Au-delà de ces tensions, les professionnels se montrent confiants malgré la crise. "La conjoncture est difficile mais le caractère exceptionnel des chefs-d'œuvre réunis à la Biennale lui permettra d'échapper à la morosité", estime Jean-Gabriel Peyre. L'édition 2012 avait attiré quelque 90.000 visiteurs.