La Fondation Pinault au coeur de la capitale : feu vert du Conseil de Paris

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/07/2016 à 18H39
La Bourse de commerce côté jardin des Halles, en avril 2016.

La Bourse de commerce côté jardin des Halles, en avril 2016.

© Eric feferberg / AFP

Le Conseil de Paris a entériné mercredi l'arrivée au coeur de la capitale de la Fondation Pinault, qui devrait ouvrir fin 2018 à la Bourse du Commerce près des Halles, en votant les conditions immobilières et financières de l'opération.

"C'est un grand jour pour Paris dont l'attractivité culturelle se trouve enrichie", s'est réjoui Jean-Louis Missika, adjoint à l'urbanisme de la maire de Paris Anne Hidalgo, à l'issue du vote.

L'homme d'affaires et grand collectionneur François Pinault avait annoncé le 27 avril, aux côtés de Mme Hidalgo, que sa fondation allait installer une partie de sa collection d'art contemporain dans le bâtiment historique situé en bordure des Halles, côté rue du Louvre, au coeur de la capitale.

Un bail de 50 ans et une redevance échelonnée

Le Conseil de Paris a ainsi avalisé la signature d'un bail emphytéotique de 50 ans à la fondation, contre une redevance globale de 15 millions d'euros pour les deux premières années. A partir de la troisième année, une redevance fixe se montera à 60.000 euros par an, plus une part variable à 5% du chiffre d'affaires (CA) au-delà d'un montant de CA de 3,5 millions, estimée à 180.000 euros pour un CA de 5,9 millions.

Le vote entérine également une opération d'échange de bâtiments entre la Ville et la Chambre de Commerce, qui était propriétaire de la Bourse du Commerce. Ce bâtiment revient ainsi dans le giron patrimonial de la Ville. Le solde négatif de l'échange, de 21 millions, est à la charge de la Ville.

La fondation financera les travaux, estimés à une centaine de millions, pour transformer l'édifice.

Les écologistes se sont abstenus

PS, PC, PRG, LR et UDI-MoDem ont voté pour, en souhaitant, sur proposition communiste, des actions de la Fondation hors les murs et à destination d'un large public "le plus éloigné de l'art contemporain".

Les écologistes se sont abstenus en émettant des réserves sur l'"hypercentralité du lieu à l'heure du Grand Paris", selon Anne Souyris, co-présidente du groupe. Danielle Simonnet (Parti de Gauche) a voté contre, en ironisant sur le "talent de ce héros capitaliste" à qui elle a proposé de faire une donation de sa collection à l'Etat ou la Ville.