La Fiac s'ouvre au public ce jeudi au Grand Palais

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/10/2013 à 09H20
Un visiteur de la Fiac 2013 devant une oeuvre du peintre japonais Yayoi Kusama

Un visiteur de la Fiac 2013 devant une oeuvre du peintre japonais Yayoi Kusama

© FRANCOIS GUILLOT / AFP

Elégante et sophistiquée dans son écrin du Grand Palais, la Foire internationale d'art contemporain (FIAC), qui a ouvert mercredi ses portes aux professionnels et aux collectionneurs, célèbre ses 40 ans avec 70% de galeries étrangères et une confiance retrouvée. La foire est ouverte au public à partir de jeudi jusqu'à dimanche.

"Chaque année, la qualité est meilleure. La foire est toujours plus internationale", déclare à l'AFP l'Autrichien Thaddaeus Ropac, qui est présent à la Fiac "depuis 25 ans". Sa galerie renommée est située désormais sur deux sites, dans le Marais et à Pantin (Seine Saint-Denis).
A l'issue d'une sélection rigoureuse, la Fiac a retenu 184 galeries venues de 25 pays. Les galeries françaises, au nombre de 55 (contre 61 l'an dernier),représentent 30% des exposants. Les Etats-Unis sont venus en force (33 galeries), suivis des Allemands (22 galeries).

"La présence de nombreuses galeries étrangères est un signal du rayonnement très fort de Paris qui retrouve sa place sur le marché de l'art", a déclaré la ministre de la Culture Aurélie Filippetti, en inaugurant la foire mercredi soir.
La ministre de la Culture Aurélie Filippetti

La ministre de la Culture Aurélie Filippetti

© ISA HARSIN/SIPA
"Il faut aussi accompagner les galeries françaises pour leur permettre de se développer", a ajouté la ministre. Un fonds, doté de 800.000 euros par le ministère, permettra aux galeries d'obtenir des avances remboursables. Il sera géré par l'IFCIC (Institut pour le Financement du Cinéma et des Industries Culturelles", qui ajoutera pour sa part 200.000 euros pour ce fonds.
Pour la Fiac, les affaires ont bien démarré. "Je sens beaucoup d'énergie, beaucoup d'envie. Je crois que les collectionneurs ne vont pas se priver", estime la galeriste Chantal Crousel.
"Cette édition est encore mieux que les précédentes. Paris est la capitale du monde de l'art" cette semaine, avance Laurent Dassault, grand adepte de la Fiac et collectionneur.   
Un visiteur de la Fiac devant une oeuvre de Pierre et Gilles

Un visiteur de la Fiac devant une oeuvre de Pierre et Gilles

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
La chasse aux oeuvres d'art a commencé dès mercredi matin pour les "invités d'honneur". Bernard Arnault, le PDG du géant du luxe LVMH, a été l'un des premiers à arpenter la nef pour repérer des pièces. Habitué de la Fiac, l'homme d'affaires François Pinault se trouvait à l'étranger mercredi. Mais ses conseillers artistiques étaient à pied d'oeuvre.
Le collectionneur Antoine de Galbert a le sourire aux lèvres. Il vient d'acheter à la Galerie 1900-2000 une oeuvre de 1963 de l'Allemande Unica Zürn (1916-1970), qui fut la compagne de Hans Bellmer, artiste majeur du surréalisme. "Pour moi, la Fiac, c'est une immense brocante, un lieu de chasse et d'errance", souligne le créateur en 2004 à Paris de la Maison Rouge, où il organise des expositions d'art contemporain.
Pour Thaddaeus Ropac, la Fiac a bien commencé. Il a notamment déjà vendu une oeuvre de l'artiste allemand Sigmar Polke (1941-2010) "pour près de deux millions d'euros", indique-t-il à l'AFP.
Le stand d'Yvon Lambert est très fréquenté. La voiture de course rouge accidentée ("Crashed car") de Bertrand Lavier fait son petit effet. "Au bout d'une heure, j'avais déjà pas mal d'oeuvres réservées", déclare le galeriste français.
"Dino" de l'artiste français Bertrand Lavier

"Dino" de l'artiste français Bertrand Lavier

© FRANCOIS GUILLOT / AFP
L'ancien patron du Louvre, Henri Loyrette, qui a introduit avec brio l'art contemporain dans le musée, savoure la foire en amateur et se réjouit d'avoir découvert des jeunes talents dans les galeries à l'étage.
Sur le stand de la galerie Perrotin, un cochon "tapisdermie" de Wim Delvoye attend d'être croqué par un collectionneur. Réalisé en fibre de verre et recouvert de tapis, c'est peut-être l'un de ceux qui étaient exposés dans le salon Napoléon III du Louvre l'an dernier.
Le stand de l'influent marchand d'art américain Larry Gagosian est toujours très couru. Il présente Pablo Picasso, Andreas Gursky mais aussi le jeune Dan Colen ou le chinois Zeng Fanzhi.
A ne pas manquer chez le galeriste Georges-Philippe Vallois, l'artiste Gilles Barbier et son oeuvre parabole sur la disparition de l'écrit (une pile de livres est dévorée par la végétation).
De jeudi à dimanche, le grand public pourra se joindre à cette fête de l'art contemporain. L'entrée est à 35 euros.