L'ultime égérie de Pablo Picasso dans une exposition intime et inédite

Par @Culturebox
Mis à jour le 27/06/2017 à 16H09, publié le 27/06/2017 à 15H40
Portraits de Jacqueline Roque, la dernière femme de Pablo Picasso

Portraits de Jacqueline Roque, la dernière femme de Pablo Picasso

© France 3 / Culturebox / capture d'écran

L’exposition "Picasso" de Landerneau a vu le jour grâce à Catherine Hutin, la fille de Jacqueline Roque, la dernière épouse de Pablo Picasso. A travers 200 œuvres issues des collections familiales, c’est une véritable immersion dans l’univers privé de l’artiste qui est proposée. Si ses amours sont à l'honneur, son Espagne natale l'est aussi. A découvrir jusqu'au 1er novembre.

Dans la lignée de ses grandes expositions monographiques consacrées aux artistes emblématiques des XXe et XXIe siècles, le Fonds Hélène et Edouard Leclerc avait à cœur de mettre en lumière les œuvres peu connues de Pablo Picasso. La dernière peinture de l’artiste, présente dans son atelier personnel lors de sa mort, est notamment présente. Une plongée inédite dans le monde très singulier de Pablo Picasso.

Reportage : M. Le Morvan / I. Frohberg / S. Secret

Jacqueline Roque, dernière muse de Pablo Picasso

On sait l’importance qu’ont eu les femmes dans la vie de Pablo Picasso. Les femmes, la féminité, la nudité sont autant de sources d’inspiration. Toujours ses amours l’ont inspiré, donnant souvent vie à de remarquables portraits.

Il y a évidemment un personnage central, c’est Jacqueline Picasso, une femme qui a servi de modèle pour 150, 160 portraits

Michel-Edouard Leclerc, Président du Fonds Hélène et Edouard Leclerc
"Jacqueline with flowers" (1954) : portrait de Jacqueline Roque

"Jacqueline with flowers" (1954) : portrait de Jacqueline Roque

© France 3 / Culturebox / capture d'écran
C’est en 1952 que Pablo Picasso rencontre Jacqueline Roque. Dès 1954 ils emménagement ensemble et se marient quelques années plus tard dans le sud-est de la France. Véritable égérie de l’artiste, elle le suivra durant ses 20 dernières années. Dans sa vie comme dans son œuvre, elle a eu une place bien particulière pour lui. A sa mort, c’est naturellement qu’il lui a légué une partie importante de son œuvre.


Ses amours, son Espagne natale

Ce sont « deux histoires d’amour » que relate cette exposition : la peinture et les femmes. Si Jacqueline Picasso a été centrale dans l'oeuvre de son mari, d'autres amours ont également marqué sa vie d'artiste. C'est bien auprès des femmes qu’il puisera ses plus grandes inspirations.

Pour mon malheur, et ma joie peut-être, je place les choses selon mes amours

Pablo Picasso - en 1935, lors d'une conversation avec l'éditeur Christian Zervos reproduite dans sa revue Cahiers d'art
Pablo Picasso - Portraits de femmes

Pablo Picasso - Portraits de femmes

© France 3 / Culturebox / capture d'écran
Toute sa carrière, l’enfant de Malaga n’a cessé d’emprunter à l’Espagne, son pays natal, des motifs majeurs de son œuvre. Ainsi, la « Corrida » et ses célèbres « matador » ont été à de nombreuses reprises mis en scène par l’artiste franco-espagnol. Peint à  la fin de sa vie, son toréro constitue une véritable apogée de son oeuvre. 

Il y a un travail extraordinaire sur la composition, comme toujours chez lui, mais aussi sur les accords chromatiques qui sont absolument magnifiques

Jean-Louis Andral, commissaire de l'exposition
Dernier torero de Pablo Picasso 

Dernier torero de Pablo Picasso 

© France 3 / Culturebox / capture d'écran
Une exposition à découvrir jusqu’au 1er novembre.