"L'impressionnisme et les Américains" à Giverny

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/04/2014 à 17H33
Détail d’une toile de Mary Cassatt, « L’été », 1894  

Détail d’une toile de Mary Cassatt, « L’été », 1894  

© Terra Foundation for American Art

Pour sa nouvelle saison, le musée des impressionnismes de Giverny propose une exposition événement intitulée "L'impressionnisme et les Américains". 80 tableaux venus du monde entier, dont 22 n'ont jamais été présentés en France, permettent de comprendre comment les artistes américains se sont inspirés des maîtres français. A découvrir jusqu'au 29 juin 2014.


Reportage : N. Lemarignier/ F. Bazille/ J. Pires
L’exposition rassemble plus de 80 tableaux peints en Europe et aux États-Unis entre les années 1880 et 1900. Elle débute avec des œuvres majeures peintes par les grandes figures d’expatriés que sont Mary Cassatt, John Singer Sargent et James A.M. Whistler. Il s’agit de mettre en évidence le rôle que ces Américains ont joué dans l’exploration des harmonies de couleurs claires et des compositions inédites élaborées au contact des impressionnistes français, tels Claude Monet et Edgar Degas. 

Reportage : F. Lafond, E. Lombaert, J. Bondil
Le rayonnement artistique de la France attire les peintres américains
Dans les années 1860, Paris est le premier foyer artistique grâce aux encouragements de Napoléon III puis de la République. Le voyage en France devient pour les artistes américains le passage obligé d'une carrière professionnelle. C'est donc dans la capitale française qu'ils viennent se former. Ils fréquentent les Beaux-arts et les ateliers à la mode. Mary Cassat, Whistler, Sargent, Iness et les autres découvrent l'Ecole paysagiste de Barbizon et surtout, le groupe des Impressionnistes avec Manet, Degas, Monet, Sisley ou Pissarro.

Les meules de Breck 
John Breck séjourna de 1887 à 1891 à Giverny. C’est là que Claude Monet s’était installé avec sa grande famille recomposée. Il se lia au maitre qui le recevait chez lui. Mais leur relation va se détériorer lorsque l’Américain s’éprend d’une de ses belles-filles.

Deuxième crime de lèse majesté, Breck osa peindre des meules, Monet ne supporta pas qu'il le copie. Aujourd'hui, ce choix de Breck sonne plus comme un hommage au maitre de l'impressionnisme. Ses meules ne dégageant pas la même lumière que celles de Monet. 
Claude Monet, "Prairie aux meules de foin près de Giverny", 1885 

Claude Monet, "Prairie aux meules de foin près de Giverny", 1885 

© 2014 Museum of Fine Arts, Boston
Une "colonie" d’artistes
Comme nous le rappelle Fil-Fax Normandie, "les Américains n’étaient pas les seuls à s’intéresser à l’Impressionnisme et à Giverny. En 2007, une précédente exposition dans ce même lieu avait montré qu’une véritable "colonie" d’artistes internationaux s’était agrégée autour de Claude Monet. A l’époque, les chercheurs avaient identifié 365 artistes venus de 18 pays, entre 1885 et 1915, dans ce bourg d’à peine 300 âmes."
John Singer Sargent "Claude Monet peignant à l’orée d’un bois", 1885 

John Singer Sargent "Claude Monet peignant à l’orée d’un bois", 1885 

© © Tate, Londres, 2014
 
« L’Impressionnisme et les Américains »
Musée des Impressionnismes de Giverny
Du 28 mars au 29 juin.  Entrée de 4 à 8 euros.