L'Angélus de Millet détourné par les artistes du Salon de Peinture de Bressuire

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 01/05/2009 à 14H29
L'Angélus de Millet détourné par les artistes du Salon de Peinture de Bressuire

L'Angélus de Millet détourné par les artistes du Salon de Peinture de Bressuire

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Pour la trentième édition de son salon de peinture, le château de Bressuire du 1er au 17 mai 93 artistes de la région et d'ailleurs. Cette année, c'était figure imposée avec  le détournement de l'Angélus de Millet.

Ce salon de Bressuire est l'occasion de revenir sur la génèse de l'Angélus de Millet. C'est un souvenir d'enfance qui est là l'origine de cette toile peinte en 1865. "L'Angélus est un tableau que j'ai fait en pensant comment, en travaillant autrefois dans les champs, ma mère ne manquait pas, en entendant sonner la cloche, de nous faire arrêter notre besogne pour dire l'angélus pour ces pauvres morts" (rappelons que l'Angélus est une prière de dévotion que l'on récite à 6h00, 12h00 et 18h00, au son de la cloche). Millet n'était pas pratiquant et c'est plutôt le rythme de vie des paysans qu'il a voulu évoquer dans cette toile d'où émane une impression de paix mêlée de mélancolie. A l'opposé du recueillement qu'il représente et qu'il inspire, ce tableau déchaîna les passions. Il fut l'objet d'un formidable engouement patriotique lors de sa tentative d'achat par le Louvre en 1889. Salavador Dali  vénérait cette toile et y consacra un livre entier et une toile (en 1935, baptisée Réminiscence archéologique de l'Angélus de Millet) et elle fut lacérée par un déséquilibré en 1932. Pas étonnant que les artistes du Salon de Bressuire aient vu dans cette oeuvre des thèmes aussi divers que le voyage, la méditation, l'amour mais aussi, la sauvagerie de l'homme, la mort ou la fin d'un monde.

Petit clin d’œil sur le détournement d’une œuvre : outre le fait qu’une parodie puisse renvoyer à une transposition comique de l’œuvre, elle constitue une approche intéressante de l’œuvre et du style qu’elle détourne, appréhende, critique parfois, admire souvent mais analyse toujours. Voici quelques détournements à découvrir :

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