Huit maîtres de l'estampe japonaise à Paris : dernier jour

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/09/2011 à 16H38
Utagawa Toyokuni (1769-1825) était populaire pour ses représentations d'acteurs et de courtisanes illustrant les moeurs de l'époque.

Utagawa Toyokuni (1769-1825) était populaire pour ses représentations d'acteurs et de courtisanes illustrant les moeurs de l'époque.

© Museum of Asian Art Corfu, Greece. Photography by New Color Photographic Printing Co., Ltd

La Maison de la culture du Japon à Paris expose une collection d’estampes japonaises du XVIIIe et du XIXe siècle. Jusqu'à samedi 17 décembre. C'est le dernier moment pour voir cette magnifique exposition

Le Musée national d’art asiatique de Corfou a prêté à la Maison de la culture du Japon 150 estampes signées des huit plus grands maîtres de l’ukiyo-e.

L’ukiyo-e (« image du monde flottant » en français) est une gravure sur bois réalisée par un dessinateur, signataire de l’œuvre, un graveur et un imprimeur. Les premières estampes étaient monochromes et réalisées à l’encre de Chine. Dans un deuxième temps, elles pouvaient être rehaussées de couleurs à la main.

A partir de 1765 l’ukiyo-e devient polychrome. Le dessin est fait à l’encre de Chine sur une feuille de papier en fibres de mûrier. Le dessin est ensuite appliqué sur des planches de bois, gravées en creux, une pour chaque couleur.

L’ukiyo-e a pour sujet de jolies femmes aux silhouettes gracieuses, des acteurs de théâtre grimaçants, des paysages harmonieux et des éléments de la nature.

Une fabuleuse collection conservée à Corfou
Les estampes exposées à la Maison de la culture du Japon proviennent de la collection Manos, conservée au Musée national d’art asiatique de Corfou.

Entre 1870 et 1900, l’art japonais est très en vogue en Europe, en particulier à Paris. Gregorios Manos (1850-1928) est un diplomate grec, passionné d’art asiatique. Il n’a jamais voyagé en Asie mais il a accumulé une immense collection, notamment à Paris où il s’installe quand il prend sa retraite. Il a légué à l’Etat grec 9500 objets d’Asie. Les deux tiers proviennent du Japon. En échange, il a demandé que soit créé un musée des arts du Japon et de la Chine. Celui-ci ouvre ses portes en 1928, dans le palais de Saint Michel et Saint Georges à Kerkyra (Corfou).

L’exposition présente essentiellement huit maîtres de l’ukiyo-e, des années 1760 aux années 1850-60 (Suzuki Harunobu, Torii Kiyonaga, Kitagawa Utamaro, Toshusai Sharaku, Katsushika Hokusai, Utagawa Toyokuni, Utagawa Hiroshige, Utagawa Kuniyoshi).

Voir leurs oeuvres sur notre diaporama

Huit maîtres de l’ukiyo-e, Chefs d’œuvres du Musée national d’art asiatique de Corfou, Maison de la Culture du Japon à Paris, 101 bis quai Branly, 75015 Paris, 01-44-37-95-00 / 01
du mardi au samedi, 12h-19h, nocturne le jeudi jusqu’à 20h, fermé les jours fériés
tarifs : 7 € / 5 €
du 28 septembre au 17 décembre 2011