Hommage à Iannis Xénakis, architecte de la musique, à la Médiathèque

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/12/2010 à 09H30
Hommage à Iannis Xénakis, architecte de la musique, à la Médiathèque

Hommage à Iannis Xénakis, architecte de la musique, à la Médiathèque

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Le compositeur grec Iannis Xénakis est à l'honneur à Orléans avec une exposition présentée à la Médiathèque jusqu'au 22 janvier 2011. Elle retrace la vie de cet artiste au parcours riche et varié. Certaines de ses oeuvres seront aussi jouées le 12 janvier 2011 au Théâtre d'Orléans lors d'un concert qui réunira les trois lauréats de la 9ème édition du Concours International de piano d'Orléans.

Difficile de résumer la vie de Iannis Xénakis en quelques lignes tant la vie de cet homme né en Roumanie en 1922 dans une famille grecque fut intense et hors-norme.  Pour comprendre le créateur, il faut savoir que l'homme fit des études d'ingénieur tout en s'engageant contre l'occupation allemande puis britannique. En 1945, un obus anglais frappe son immeuble et blesse gravement Xénakis, oeil gauche crevé, mâchoire défoncée. Après deux années entre études et vie semi-clandestine, il arrive sous un faux-nom en France en 1947.  C'est là qu'il rencontre et travaille pour Le Corbusier d'abord en tant qu'ingénieur puis comme architecte. Rien d'étonnant quand on sait que Iannis Xénakis a réalisé son mémoire de fin d'études sur le béton armé. Avec lui, il va concevoir le couvent de la Tourette à Eveux près de Lyon et la Cité Radieuse de Marseille. Et la musique dans tout cela ? A peine âgé de 16 ans, Iannis Xénakis avait pris des leçons d'analyse, d'harmonie et de contrepoint et réalisé une transcription géométrique d'oeuvres de Bach. En France, il cherche à étudier la composition, sans trouver son maître. Jusqu'à ce qu'il rencontre Olivier Messiaen. Sa carrière est lancée, il compose tout en étant aussi architecte. La référence à la physique et aux mathématiques est essentielle dans son oeuvre. En 1955, il se fait connaître avec "Metastasis", une oeuvre pour 61 instruments, fondée sur les mêmes calculs que ceux qu'il utilise pour ses projets architecturaux. Il va ainsi introduire dans la musique les notions de masse et de probabilité, la théorie des ensembles, celles des jeux, et être un des premiers à utiliser les ordinateurs. A la fin de sa vie, en 2001, il aura atteint son but : marier science et art, sur fond de pensée philosophique.

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