Gilles Barbier joue aux échecs avec ses clones à la Friche Belle de mai

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/09/2015 à 16H31
Les clones de Gilles Barbier, une galerie de 24 personnages au coeur d'un jeu d'échecs géré par deux ordinateurs 

Les clones de Gilles Barbier, une galerie de 24 personnages au coeur d'un jeu d'échecs géré par deux ordinateurs 

© France 3 Culturebox

C’est un drôle d’Echo système qui attend les visiteurs à la Friche Belle de Mai à Marseille. Celui de Gilles Barbier, un artiste prolifique et inclassable qui depuis 25 ans essaie d’aborder des questions complexes avec des dispositifs simples. Sculptures, dessins, installations : l'exposition conçue en deux parties est à découvrir jusqu’au 3 janvier 2016 avant son départ pour Séoul.

Gilles Barbier est un habitué de la Friche Belle de mai à Marseille. En 1992, cet artiste influencé par la BD et la science-fiction a participé à l’émergence de cet espace culturel via la création d’Astérides, une structure de résidence d’artistes. Avant cela, ce natif de Port-Vila au Vanuatu, arrivé à Marseille à l’âge de 20 ans, avait fréquenté les Beaux-Arts de la cité phocéenne.
 
Il a été remarqué alors qu’il réalisait à la gouache des copies grand format de pages de dictionnaire. Mais ses œuvres les plus connues sont certainement ses clones nains. En 1995, Gilles Barbier commence à mouler des effigies de lui-même en cire qui illustrent des travers humains : la voracité, la perversité, l’idiotie... 

Ces personnages forment une sorte de meute qui devient le support de récits absurdes ou sordides. Des créatures qui derrière leur côté grotesque mettent mal à l’aise celui qui les regarde car ces clones sont un peu nos miroirs.

Vingt-quatre de ses clones déguisés (et toujours chaussés de tongs Havaianas) sont présentés à la Belle de mai dans un jeu d'échecs "façon Barbier".

Reportage : C. Pesci / M. Karouche / E. Pirosa
Au total, ce sont plus de 140 œuvres - dessins, peintures, croquis préparatoires,  installations ou photographies – qui sont présentées dans cet "Echo système", certaines pour la première fois.

Et au fait, pourquoi "Echo système" ? Réponse avec Gaël Charbau, le commissaire de cette exposition : "Parce que ce sont des choses qui communiquent, des thématiques qui se répondent, il n'y a pas vraiment de début, ni de fin. Il faut faire l'effort d'accepter d'être perdu."

"Echo Système" par Gilles Barbier
Friche la Belle de Mai à Marseille
Jusqu'au 3 janvier 2016 
41 rue Jobin, 3e 
Ouvert du mardi au dimanche de 13h à 19h 
Tarifs : plein 3 euros - réduit 2 euros 
Visites commentées gratuites et sans réservation, les samedis de 15h30 à 18h30.