Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault revisitent l'histoire de l'art au Palais de Tokyo

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 17/11/2009 à 09H19
Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault revisitent l'histoire de l'art au Palais de Tokyo

Gérard Rancinan et Caroline Gaudriault revisitent l'histoire de l'art au Palais de Tokyo

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Du 16 au 30 novembre 2009, le Palais de Tokyo à Paris ouvre ses portes aux "Métamophoses et natures mortes" du photographe Gerard Rancinan et de la journaliste Caroline Gaudriault. A travers  dix "tableaux" photographiques, ils revisitent des chefs d'oeuvre de l'histoire de l'art en les associant aux grands maux de notre société moderne.

En mai 2008, "Le radeau des illusions "de Gérard Rancinan, réactualisation photographique du "Radeau de la Méduse" de Géricault, s'est vendue à plus de 71 000 euros à l'hôtel Drouot, faisant du Talençais le photographe français contemporain le plus côté aux enchères. Pourtant, en réalisant ce cliché qui demanda un mois de préparation, deux jours de mise en place et de prise de vue (mais aucun montage ou trucage), Rancinan a réussi plus qu'un coup médiatique et financier (qui est d'ailleurs relatif : la réalisation de la photo aurait coûté 98 000 euros). Il a prouvé qu'il savait toujours prendre des risques : "C'est une photo engagée, responsable " dit-il. " C'est une dénonciation mais pas un jugement. Je regarde et je donne à voir. Je voudrais être une sorte d'artiste éditorialiste". Quel parcours pour celui qui commença sa carrière dans le Sud-Ouest et qui fut le plus jeune photojournaliste de France. Entré chez Sygma, il deviendra  grand reporter, photographe de mode, de plateau, de sport, collectionnant les récompenses professionnelles (il a obtenu quatre fois le World Press Photo). Mais en 1986, il quitte Sygma. Rancinan s'intéresse désormais à "la responsabilité dans l'acte photographique". "Les plus belles photos", dit il "sont celles qui créent l'émotion et qui permettent à l'autre de garder les yeux ouverts et la mémoire vive".