Finoglio et sa Jérusalem délivrée au musée des Beaux-Arts

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 15/04/2010 à 09H56
Finoglio et sa Jérusalem délivrée au musée des Beaux-Arts

Finoglio et sa Jérusalem délivrée au musée des Beaux-Arts

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Le Palais des Beaux Arts de Lille rend hommage à Paolo Domenico Finoglio, un peintre baroque du 17ème siècle, quasi inconnu du grand public. Dix de ses toiles seront exposées pour la première fois en France du 22 avril au 12 juillet 2010, dans une scénographie signée du plasticien, cinéaste et écrivain Alain Fleischer.

"On n'expose pas un peintre, on expose une série de peintures, des chefs d'oeuvres". Voilà comment Alain Tapié, le directeur du musée des Beaux-Arts justifie ce choix d'exposer un peintre du 17ème siècle, inconnu du grand public. Car cette méconnaissance n'enlève rien à la qualité de ces toiles qui ont une histoire particulière. Finoglio faisait partie des nombreux illustateurs de la Contre-réforme. A la fin de sa vie, il rencontre le comte Acquaviva qui lui commande pour son château de Conversano, une série de toiles inspirées d'un ouvrage épique et lyrique du poète Torquato Tasso, dit Le Tasse. Intitulée " La Jérusalem délivrée", cette fresque retrace la Première Croisade menée en 1099 par Godefroy de Bouillon contre les Musulmans afin de lever le siège de Jérusalem. Ce récit fut un best-seller dans toute l'Europe au 17ème siècle. Les toiles de Finoglio sont donc conçues comme un commentaire du texte et une ode à leur commanditaire. Car le comte Acquaviva est persuadé qu'il descend de Tancrède, un des chefs qui s'illustra dans cette première croisade. Ces dix toiles restèrent jusqu'en 1939 au château de  Conversano avant d'être vendues à un collectionneur. En 1978, c'est la mairie de Conversano qui les récupéra pour les réintégrer dans le château-musée.

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