FIAC 2016 : 70 000 visiteurs fidèles à l'esprit de foire

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/10/2016 à 18H18
Un bon cru pour la FIAC 2016 - Ici l'oeuvre de l'artiste américain Mark Dion

Un bon cru pour la FIAC 2016 - Ici l'oeuvre de l'artiste américain Mark Dion

© Francois Mori/AP/SIPA

Durant quatre jours les amateurs d'art contemporain et les collectionneurs ont pu se régaler à la FIAC organisée cette année au Grand et au Petit Palais de Paris. Un bilan assez positif malgré le contexte de crise et l'ambiance post-attentat. Les organisateurs ne semblent pas inquiets quant à la fréquentation avec environ 70 000 visiteurs, un chiffre proche de l'an dernier.

Chaque année la FIAC réunit les plus grands collectionneurs d'art contemporain du monde entier. Visite guidée avec les grandes personnalités de l'art, performances, conférences ou encore spectacles de danse, la foire ne cesse de se réinventer et d'inviter tous les publics à entrer dans le bal.

 Analyse d'un phénomène qui attire les plus grands artistes, collectionneurs, galeristes.  
Reportage : M. Candel / P. Pachoud / J. Levasseur / M. Bue

En 43 ans, l'événement est devenu un rassemblement international de galeries venues à Paris avec un objectif central : vendre et se faire remarquer des collectionneurs.
"White Snow Dwarf (Bashful)" de l'artiste américain Paul McCarthy 

"White Snow Dwarf (Bashful)" de l'artiste américain Paul McCarthy 

© Francois Mori/AP/SIPA


Petit précis du petit monde de l'art contemporain en trois points :

  • L'esprit de foire : Cette année la FIAC a pris des airs de très grande. Se sentant un peu à l'étroit, elle a décidé de prendre ses aises sur l'avenue Winston Churchill et de créer une esplanade piétonne entre le Grand Palais et son Petit voisin. Un véritable esprit de foire qui passe par des transactions en tous genres : "Les foires à la base c'est un moment où l'on offre une pluralité de choix aux collectionneurs qui peuvent acheter des oeuvres. Une foire c'est d'abord une démarche commerciale", rappelle Marianne Le Metayer, directrice de la galerie Georges-Philippe et Nathalie Vallois. 


  • L'esprit de vente : Exposer, acheter, se faire un nom sur le marché de l'art mais surtout vendre, les foires sont avant tout le lieu où les plus grosses ventes ont lieu. Cette année 200 galeries étaient présentes sur les différents lieux de la FIAC. Et comme dans toute foire, on joue le jeu du chaland. De la petite arnaque (œuvres expressément pensées et produites pour être là) au chef d'oeuvre, les "passants" sont là pour faire leur marché. "Si on est bon pour promouvoir nos artistes, normalement c'est rentable parce que la FIAC génère des collectionneurs du monde entier", dévoile le galeriste Eric Hussenot. 


  • L'esprit international : Cette année, malgré le contexte sécuritaire renforcé du fait des attentats, les collectionneurs étrangers ont fait le déplacement. Il faut dire que la proposition était d'envergure. Ai Weiwei, Nikolay Polissky ou encore Duane Hanson, ces artistes ont tous joué le jeu de la FIAC grâce au très bon réseau Jennifer Flay, sa directrice d'origine américaine.  "Nous avons une cellule VIP qui travaille tout au long de l'année auprès de collectionneurs dans le monde entier et nous envoyons 12 000 invitations à des personnes connues pour la qualité de leur collection", souligne-t-elle.  
    Installation au Grand Palais  de gauche à droite : "Untitled 2016 (Nothing)" par l'artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija, "Taifeng, 2015" 'd'Ai Weiwei, et"Your 29 reflected phases, 2016"  par Olafur Eliasson

    Installation au Grand Palais  de gauche à droite : "Untitled 2016 (Nothing)" par l'artiste thaïlandais Rirkrit Tiravanija, "Taifeng, 2015" 'd'Ai Weiwei, et"Your 29 reflected phases, 2016"  par Olafur Eliasson

    © Francois Mori/AP/SIPA

     

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Rendez-vous l'année prochaine : FIAC, du 19 au 22 octobre 2017.