Lyon Lumières : le coup de coeur chinois du parc de la Tête-d'Or

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/12/2013 à 14H40
Quelques-unes des lanternes chinoises du Parc de la Tête-d'Or

Quelques-unes des lanternes chinoises du Parc de la Tête-d'Or

© Jean-François Lixon

Parmi les multiples créations artistiques qui ont animé Lyon les 7, 8 et 9 décembre 2103 pour la traditionnelle fête des lumières, "Chinese corner". L'univers chinois qui a envahi les allées du parc de la Tête-d'Or a séduit de nombreux visiteurs. Une émouvante "allée des Lanternes" a permis de se croire un instant entre Canton et Xi'an. Inoubliable.

Rouge. Cette couleur omniprésente dans le monde chinois a éclairé pendant trois soirs une partie du parc de la Tête-d'Or, à Lyon. Porteur de chance, de bonheur, de félicité et de santé, mais aussi selon la circonstance de mort et de violence, le rouge était principalement à Lyon celui de centaines de lanternes traditionnelles suspendues sur un double mur lumineux à l'entrée, puis dans les arbres d'une allée, comme une myriade de méduses sous lesquelles se sont promenés les visiteurs du monde entier. Beaucoup de Lyonnais mais aussi de Lyonnais d'origine asiatique ont arpenté les allées chinoises du parc de la Tête-d'Or malgré un froid mordant.
Les allées "chinoises du Parc

Les allées "chinoises du Parc

© Jean-François Lixon

Les lanternes suspendues au dessus de leurs têtes dans la brume nocturne de l'hiver lyonnais, les promeneurs du soir pouvaient entendre des chants d'oiseaux, incongrus à cette heure, et des mots chuchotés en français ou en chinois. Sur une pelouse à proximité, chacun pouvait à loisir, et avec l'aide d'intervenants chinois, manipuler des marionnettes plates traditionnelles dont les mouvements étaient projetés sur de grands écrans.

L'un des écrans géants et les marionnettes traditionnelles

L'un des écrans géants et les marionnettes traditionnelles

© Jean-François Lixon

Le lac, bien que gelé, accueillait lui aussi une animation très asiatique. Des lotus de multiples couleurs, saisis par la glace et par la grâce flottaient comme entre deux eaux, apportant une touche de sérénité.

Les lotus sur le lac gelé

Les lotus sur le lac gelé

© Jean-François Lixon
D'autres lotus lumineux

D'autres lotus lumineux

© Jean-François Lixon

Les visiteurs étaient invités à participer en déposant des lumignons, eux aussi en forme de fleur de lotus. Comme dans certaines traditions asiatiques, ces lumignons étaient destinés à flotter sur le lac. Les températures négatives ont figé la surface et les lumignons sont restés, comme blottis contre le bord, centaines de flammes fragiles et émouvantes.

Les lumignons en forme de lotus figés par la glace

Les lumignons en forme de lotus figés par la glace

© Jean-François Lixon

De l'autre côté du lac, une allée bordée de lanternes multicolores, offerte par la ville de Canton afin de célébrer le 25e anniversaire du jumelage qui l'unit à Lyon, était surveillée par deux guerriers de Xi'an, copies conformes et à l'échelle des originaux. 

L'un des deux guerriers sur fond de lanternes

L'un des deux guerriers sur fond de lanternes

© Jean-François Lixon

La déambulation chinoise du parc de la Tête-d'Or, se poursuivait, de lanterne en théâtre d'ombre, de statue géante en lotus romantiques. Une tasse de thé plus tard, "Tsaï Tien", au revoir. la Chine n'était qu'un rêve de 8 décembre dans un parc Lyonnais, un soir très froid comme peuvent l'être les hivers à Pékin.

Lanternes encore

Lanternes encore

© Jean-François Lixon
Le mur de lanternes à l'entrée du parc de la Tête-d'Or

Le mur de lanternes à l'entrée du parc de la Tête-d'Or

© Jean-François Lixon

Voici ce que dit le programme officiel de la Fête des Lumières de Lyon à propos des auteurs de cette animation chinoise au parc de la Tête d'or : "Fondé par l’artiste Li LI, le collectif STUDIO3003, implanté en Chine s’attache à réunir et à fusionner les talents d’artistes pour participer au rayonnement intellectuel et franco-chinois dans une dimension internationale. Li LI est une jeune artiste chinoise résidant en France depuis 2007. Ses travaux cherchent à établir une connexion, une interaction entre les visiteurs, le lieu et le projet artistique lui-même."