Festival "This is (not) music" : la nouvelle vague déferle sur Marseille

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 23/04/2013 à 15H25
Exposition "La nouvelle vague" à la friche de la Belle de Mai / Marseille capitale européenne de la culture

Exposition "La nouvelle vague" à la friche de la Belle de Mai / Marseille capitale européenne de la culture

© Capture d'écran Culturebox

Marseille capitale européenne de la culture n'a pas encore dévoilé tous ses charmes. Ce jeudi, La Friche de la Belle de mai accueillera le Festival "This is (not) music" avec au centre une exposition pas comme les autres, alliant sport et création artistique. Des concerts de musique en plein air ainsi que des démonstrations de sports extrêmes compléteront le tableau. A découvrir jusqu'au 9 juin.

C'est ce qu'on appelle, avec un jeu de mot subtil, un festival "nouvelle vague". Une appellation qui vaut autant pour la volonté de renouveau de ces organisateurs que par l'allusion au surf. Les héritiers de la contre-culture californienne des années 60 propulsent les planches au rang de l'art.

Pour les 58 artistes venus du monde entier, skate, surf, custom et street-art sont un vivier d'inspiration permanent. Cette culture underground, très visuelle, a fourni un véritable fourmillement d'images.

Les artistes ont décidé de s'en emparer et de retravailler cette matière première pour lui donner une seconde jeunesse. Les regards se croisent et se répondent, avec un même amour pour les sports à sensation dans un esprit de partage. 

Reportage de O. Delègue-Chartier, J. Lovett, F. Belin, E. Bortayre  
En son temps, Duchamp exposait son urinoir. Plus tard Andy Warhol inondait le monde de pop art. Les artistes contemporains de "This is (not) music", à la manière des jeunes turcs du cinéma français (Godard, Truffaut), fabriquent un art "nouvelle vague" qui romp avec ce qu'on a l'habitude de voir. Avec une totale liberté, ils prônent un art qui leur ressemble et qui parle de ce qu'ils aiment.

Dès 1935, Walter Benjamin indiquait que "L'art (était arrivé) à l'heure de sa reproductibilité technique". On retrouve dans toute l'exposition des objets similaires (planches de skate, casques, surf, chaussures ...), des formes qui se ressemblent et des matériaux récurrents comme le béton. A partir de là, chaque oeuvre peut se voir de deux manières. Elle fait partie d'un tout cohérent et ressemble à beaucoup d'autres oeuvres mais elle garde aussi une certaine singularité, dûe à la patte de l'artiste. L'idée de cette exposition est de confronter les oeuvres entre elles, de se retrouver sur un terrain commun. 

La manifestation, initiée par le Cabaret Aléatoire, proposera en outre des installations et performances de street art, de nombreux concerts et soirées, des démonstrations et des compétitions de sports extrêmes en plein air, des projections de films et de documentaires, des débats, des rencontres, des plateaux radio… qui se déploieront sur l’ensemble de la Friche, jusqu’aux espaces les plus insolites. Un festival résolument urbain à ne ranger dans aucune case, quelque part entre art et loisir.

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