Alber Elbaz fête ses 10 ans à la tête du style de la maison Lanvin

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/03/2012 à 10H19
  • Alber Elbaz, le D.A de la maison Lanvin depuis 10 ans
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris [nid:77533]
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
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  • Alber Elbaz, le D.A de la maison Lanvin depuis 10 ans
    Alber Elbaz, le D.A de la maison Lanvin depuis 10 ans © P. Verdy. AFP
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris [nid:77533]
    Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris [nid:77533] © P.Verdy
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
    Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris © P. Verdy. AFP
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
    Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris © P.Verdy.AFP
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
    Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris © P.Verdy. AFP
  • Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris
    Défilé Lanvin pap ah 2012-2013, à Paris © P.Verdy. AFP

Alber Elbaz pour la maison Lanvin a livré une collection portant haut le chic, l'élégance et la grâce de la plus ancienne des maisons de couture françaises. Le couturier a offert toute la palette de son talent, tissus techniques et raidis par de savants mélanges, couleurs primaires, incrustations de bijoux miroirs, cuir travaillé, drapés de soie plissées.

Aux premiers passages, des robes color-bloc coquelicot, orange, bleu dur ou jaune citron ornées d'immenses cols corolles, de fausses basques sur les hanches ou de volants sur un dos dénudé. On note des matières très techniques pour le jour, notamment du néoprène, la matière des combinaisons de plongée.

Une série de noirs laisse place au plissé d'une longue robe de vestale ceinturée, comme à des jupes corolle au genou que surmontent des hauts blancs, un manteau de collégienne ceinturé laissant passer une jupe bleu nuit. Sans oublier les effets des ensembles de cuir mat.    

Beaucoup de robes à larges volants, s'ouvrant parfois sur un dos nu et des bustiers comme cette silhouette en velours noir, recouverte de volants plissés blancs que le modèle porte avec de longs gants en cuir et des talons rouge. La fourrure est présente, notamment sur un manteau noir et blanc à poils longs ou des étoles-boas bicolores, rose et violet par exemple. Toute une série de "petites" robes noires, parfois brodées de larges motifs en cristaux, précède des modèles cuivrés et des robes du soir aux impressionnants drapés, complétées d'imposants bijoux mêlant arabesques de métal et pierres de couleur émeraude ou rubis.

Le couturier impressionne par la maîtrise des matières et des volumes sans que jamais la technicité des tissus n'entrave le chic du vêtement, comme pour cette veste à basques, parée de bandes de soie couleur mastic et portée sur une jupe crayon noire. Une série de robes bronze brodées, jupe corolle ou droite, la taille prise dans une large ceinture et la carrure austère clôt ce spectacle.

Le carton d'invitation du défilé

Le carton d'invitation du défilé

© Corinne Jeammet

Une standing ovation
L'actrice de Hong-Kong Maggie Cheung, l'Ecossaise Tilda Swinton, Nathalie Baye mais encore le rappeur Pharrell Williams ou l'effeuilleuse Dita Von Teese ont offert une standing ovation au couturier israélien. A la fin du défilé, le créateur est apparu sous un tonnerre d'applaudissements au lever d'un rideau rouge. Remerciant l'assistance, il a, ensuite, entonné, sous une pluie de paillettes d'or tombées d'un gigantesque lustre, la chanson "Que sera sera", popularisée par Alfred Hitchcock dans son film "L'Homme qui en savait trop". "C'est une chanson pour tous ceux que j'aime et qui m'ont aidé à réaliser mon rêve", a-t-il déclaré dans son éternel costume noir et noeud papillon. Puis, place à la fête.