Enchères de New York : "Le Printemps" de Manet parti à 65 millions de dollars !

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/11/2014 à 13H19
"Le Printemps" d'Edouard Manet vendu chez Christie's. Nov 2014 © SELCUK ACAR / ANADOLU AGENCY

Un chef-d'oeuvre de 1881 d'Edouard Manet a été vendu aux enchères pour 65 millions de dollars mercredi à New York, un record pour l'artiste impressionniste français, a annoncé la maison Christie's.

"Le Printemps" d'Edouard Manet - Enchères Christie's, 2 © SELCUK ACAR / ANADOLU AGENCY
Un record pour Manet...

"Le Printemps", que Christie's avait évalué à entre 25 et 30 millions de dollars, montre une actrice célèbre de l'époque, de profil, tenant une ombrelle légèrement posée sur son épaule. L'oeuvre avait été exposée en 1882 et encensée par la critique alors que Manet était l'un des plus célèbres artistes de son temps. La toile appartenait à la même famille depuis plus d'un siècle et était prêtée ces 20 dernières années à la National Gallery of Art de Washington.

... et déception pour le Fernand Léger

Le précédent record pour une oeuvre de Manet était de 33 millions de dollars, pour un autoportrait vendu en 2010 lors d'enchères à la maison Sotheby's à Londres. 
Présentation de l'oeuvre de Fernand Léger "Les constructeurs avec arbre"

Présentation de l'oeuvre de Fernand Léger "Les constructeurs avec arbre"

© DON EMMERT / AFP
Plus tard dans la soirée, Christie's a vendu "Les constructeurs avec arbre" du peintre cubiste français Fernand Léger pour 17,53 millions de dollars. La maison d'enchères l'avait initialement évalué jusqu'à 22 millions de dollars.

Les enchères de mercredi chez Christie's interviennent au lendemain des enchères d'automne de la maison Sotheby's à New York, qui a réalisé la meilleure vente de son histoire avec une sculpture du Suisse Alberto Giacometti de 1950 adjugée pour près de 101 millions de dollars. La vente, au cours de laquelle des Monet, un Modigliani ou un Van Gogh étaient également proposés, a rapporté quelque 422 millions de dollars.