Chagall, Léger, Miró, Monory : "Vivantes Natures" au château de Biron

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/06/2017 à 11H17, publié le 02/06/2017 à 17H54
Détail du "Pique Nique" de Monory à découvrir jusqu'au 5 novembre 2017 au Château de Biron.

Détail du "Pique Nique" de Monory à découvrir jusqu'au 5 novembre 2017 au Château de Biron.

© France 3 / Culturebox

Comme l’année dernière, le Château de Biron accueille quelque 95 œuvres prêtées par la Fondation Maeght. L’exposition intitulée "Vivantes Natures" rassemble 42 artistes modernes et contemporains qui ont représenté la Nature. Le patrimoine architectural du château magnifie les œuvres.

Jusqu'au 5 novembre, les ailes des Maréchaux et Henri IV du Château de Biron sont habitées par les œuvres de grands noms de l’art moderne et contemporain. Chagall, Kandinsky, Miró, Leger, Dubuffet… Autant d’artistes qui sont liés en ce qu’ils ont représenté la Nature. Une nature exaltée, rêvée ou poétique grâce aux oeuvres prêtées par la Fondation Maeght.

Reportage : France 3 Périgord – P. Niccolaï / F. Rouliès / A. Cassar-Rajaud
Longtemps, la culture gréco-romaine a laissé comme héritage la "Mimesis", c'est-à-dire une représentation de la nature qui lui était fidèle. Ce n’est qu’au XXe siècle que les artistes ont commencé à s’affranchir de ces codes pour représenter une nature bien plus imaginée, presque abstraite.

Dans toutes ces différentes représentations, l’exposition "Vivantes Natures" s’oppose à l’idée que l’on a des "natures mortes". Olivier Kaepperlin, directeur de la fondation Maeght, ouvre les portes de l’exposition en ces termes : "Qu’est ce qui est le plus vivant ? Est-ce que c’est la nature ou est-ce que c’est l’art ?"
Le pique-nique de Monory, placé en regard de celui de Ferdinand Léger.

Le pique-nique de Monory, placé en regard de celui de Ferdinand Léger.

© France 3 / Culturebox
"Vivantes Natures" rassemble des œuvres qui ne s’opposent pas mais qui se complètent en ce qu’elles proposent des interprétations fondamentalement différentes de la nature. Face à deux scènes de déjeuner sur l’herbe, Olivier Kaepperlin explique : "Vous avez le pique-nique de Fernand Léger qui était un hommage aux congés payés. Évidemment il a en tête le déjeuner sur l’herbe de Manet. En revanche Monory, en face, nous peint un pique-nique des années plus tard, et on constate que la forêt est beaucoup plus inquiétante que les couleurs joyeuses de Fernand Léger."

Finir un tableau ça ne sert à rien, si ce n’est à entrevoir le commencement

Joan Miro, à propos de son oeuvre

Inaugurée en 1964, la Fondation Marguerite et Aimé Maeght a vocation à diffuser l’art, le rendre le plus populaire possible en invitant le public à rencontrer les œuvres qui forgent notre culture. C'est la deuxième fois que la fondation de Saint-Paul de Vence s’associe au Périgord en s’installant le temps d’une exposition dans le Château de Biron.