Bayeux : rencontre avec Ali Amra, caricaturiste syrien réfugié en France

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 08/10/2015 à 17H20
Ali Amra et son épouse

Ali Amra et son épouse

© France 3 / Culturebox

La 22e édition du Prix Bayeux 2015 des correspondants de guerre se poursuit jusqu'à dimanche. Une année marquée par les attentats contre Charlie hebdo et la guerre en Syrie. Pays dans lequel la liberté de la presse n'existe pas. Cela fait un an que Ali Amra, caricaturiste, est réfugié en France. Il peut enfin dessiner et représenter comme il l'entend le président syrien Bachar al-Assad.

Reportage : F. Trintignac / S. Agrabi / G. Truffaut / S. Korwin
Arrivé en France il y a un an avec sa femme, Ali Amra tente de se reconstruire. Il a fui les bombardements, sa maison près de Damas a été détruite, mais il craignait également les représailles. Car Ali Amra est caricaturiste et journaliste, un métier à haut risque dans son pays d'origine. "En Syrie, il est impossible de faire la moindre caricature de Bachar al-Assad, impossible de s'opposer à lui, celui qui fait une caricature est arrêté et assassiné", raconte-t-il. Il vient d'ailleurs d'apprendre la mort en prison de l'un de ses confrères. En France, il se sent libre de dessiner le président syrien comme il l'entend, lui qu'il tient comme responsable de la situation de son pays. 
Bachar al-Assad vu par Ali Amra

Bachar al-Assad vu par Ali Amra

© France 3 / Culturebox

 
Chaque année, le Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre rend hommage aux journalistes qui exercent leur métier dans des conditions périlleuses pour permettre aux plus grand nombre d'accéder à une information libre. Un hommage sera rendu ce jeudi 8 octobre aux 12 victimes de l'attaque contre la rédaction de Charlie hebdo. Sur la stèle 2014 et début 2015 du mémorial des reporters seront gravés les noms des cinq dessinateurs assassinés - Charb, Cabu, Wolinsky, Tignous et Honoré. La stèle mettra également à l'honneur quinze reporters syriens, victimes de la guerre civile. Depuis le début du conflit en mars 2011, 40 journalistes ont été tués dans ce pays dans l'exercice de leurs fonctions, dont 13 étrangers. 

Pour en savoir plus, le site du Prix Bayeux-Calvados des correspondants de guerre