Art Basel 2016 : art contemporain à satiété

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/06/2016 à 19H17
La "White House" d'Ai Weiwei au salon Art Basel

La "White House" d'Ai Weiwei au salon Art Basel

© FABRICE COFFRINI / AFP

Art Basel, la grande foire annuelle d'art contemporain, s'est achevée ce dimanche en Suisse. Ouvert au public durant quatre jours, ce rendez-vous est considéré comme un excellent indicateur des tendances sur le marché de l'art. Reportage.

Les allées de la foire de Bâle sont des cercles concentriques pour certaines qui font perdre leurs repères aux déambulateurs débutants. Elles ont la vocation de rassasier. Les collectionneurs tout autant, ne sauraient partir frustrés. La plus grande foire d'art contemporain mondiale tient fièrement son rang, avec une rectitude strictement suisse, une clientèle largement européenne, à l'affût de ce qui se fait de nouveau et d'important ici et outre-Atlantique surtout....

Surtout, les amateurs de démesure peuvent trouver de quoi satisfaire leur folie des grandeurs, car la section "Unlimited" proposait cette année près de 100 oeuvres et installations dignes d'espaces muséaux... 16 000 m2 de pièces gigantesques comme cette structure de temple chinois reposant sur de frêles globes de verre imaginée par AI Weiwei
"White House 2015" et en arrière plan une oeuvre de 15m de long de l'américain Frank Stella

"White House 2015" et en arrière plan une oeuvre de 15m de long de l'américain Frank Stella

© Isabelle Baechler
Les smartphones étaient à la fête d'autant que les appareils photos plus sérieux sont totalement proscrits...
Paul Mc Carthy : Tomatohead - Tête de Tomate

Paul Mc Carthy : Tomatohead - Tête de Tomate

© Isabelle Baechler
Les comptes Instagram, Twitter et autres Hipstamatic ont vrombi pendant cinq jours sans désarmer. Faire le plein d'images à regarder plus tard quand on frise l'overdose immédiate, pourquoi pas ?
Art Basel 2016 . © Isabelle Baechler
Jacqueline Humphries : Lumière Noire 

Jacqueline Humphries : Lumière Noire 

© Isabelle Baechler
L'actualité n'était pas absente non plus des préoccupations des artistes et du Japonais Chiharu Shiota en particulier : cette pièce immense est nommée: "Choisir sa destination". Les valises des migrants pendent devant et sur les spectateurs, comme autant d'épées de Damoclès ressenties... On prend en pleine face le destin qui se cache derrière chacune de ces bagages de fortune...
Les valises de Chiharu Shiota

Les valises de Chiharu Shiota

© Isabelle Baechler
Dans les stands classiques des galeries commerciales, beaucoup d'oeuvres fortes, les sculptures de Camille Henrot au premier plan d'une photographie de Cindy Sherman...
Les scuptures de Camille Henrot et la photographie de Cindy Sherman © Isabelle Baechler
Plusieurs oeuvres de Kader Attia, qui suit la piste de la "réparation" depuis qu'il travaille sur les portraits de gueules cassées de la Première Guerre Mondiale...
Oeuvres de Kader Attia à Art Basel 2016

Oeuvres de Kader Attia à Art Basel 2016

© Isabelle Baechler
Un exemple de prix... Pudique. Pour ce mobile de Calder de 1937 : "entre 6 et 7 millions de dollars..." avoue la galeriste.
Mobile de Calder

Mobile de Calder

© Isabelle Baechler
 Il reste à garder l'oeil ouvert... et le bon, pour démarrer une collection de jeunes artistes tant que leurs prix ne sont pas prohibitifs !... Il y a aussi le pavillon Volta, un peu excentré, qui propose les débutants et les plus modestes. 
Tony Ousler (détail)

Tony Ousler (détail)

© Isabelle Baechler
A profusion, donc et pour tous les goûts!