Armel Jullien aime se peindre le portrait

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 10/04/2010 à 15H20
Armel Jullien aime se peindre le portrait

Armel Jullien aime se peindre le portrait

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"Huile essentielle" est le titre de l'exposition que le Centre culturel Nicolas-Pomel d'Issoire consacre au peintre Armel Jullien du 3 avril au 16 mai 2010.

Pour peindre le familier, faut-il nécessairement se peindre le portrait ? Au delà du caractère introspectif et de la référence narcissique, l'autoportrait est pour l'artiste une manière commode de s'exercer. Néanmoins, l'autoportrait est absent de l'époque antique, très rare au Moyen-âge et ne se répand comme une tache d'huile qu'à partir de la Renaissance, époque à laquelle l'individu commence à être pris en compte en tant que tel. Avant cette période, l'utilisation de l'autoportait dissimulé dans un tableau ou une enluminure ne sert qu'à la signature de l'oeuvre. A partir de la pré-Renaissance, les maîtres vont non seulement s'inclure dans les tableaux qu'ils représentent comme Michel-Ange qui donne son visage à la dépouille de Saint-Barthélémy peinte au plafond de la chapelle Sixtine, mais également s'essayer à l'autoportrait avec talent comme Albrecht Dürer, qui sera le premier artiste à se peindre nu en 1503.   

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