Aristide Doucet, le designer qui revisite Star Wars

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 27/01/2016 à 12H22
L'une des images en 3D de l'exposition 

L'une des images en 3D de l'exposition 

© Aristide Doucet / France 3 / Culturebox

Le designer champenois Aristide Doucet revisite l'univers de la saga Star Wars à l'occasion d'une exposition visible à Châlons-en-Champagne jusqu'au 14 février 2016. S'inspirant des codes de l'univers créé par George Lucas, il relate en trente images spectaculaires associant dessin, numérique et images 3D les aventures de son héros : Lon'y Rider, un pilote de podracer.

Star Wars, l'épopée shakespearienne de science-fiction imaginée par George Lucas dans les années 70, possède ses codes, son univers, son esthétique et déroger à une seule de ces contingences jure comme une patate posée dans un plat de caviar. C'est dire si le projet d'Aristide Doucet, "Starwars Designer Vision", était périlleux. Le directeur des départements Design et Décoration d'intérieur de l'Ecole de design et d'arts appliqués de Reims répondait au défi lancé par la ville de Châlons-en-Champagne. La municipalité voulait organiser un événement artistique à l'occasion de la sortie, à la mi-décembre 2015, du 7e opus de la saga,  "Le réveil de la Force".

Reportage : Sandra Julien / Raphaël Doumergue / Emilie Forzy

Aristide Doucet était bien l'homme de la situation. Il maîtrise l'univers et le design de ses objets, qu'il s'agisse des vaisseaux spatiaux, des armes, des uniformes, des simples vêtements et même de l'apparence physique des personnages. En mélangeant les techniques picturales, il ajoute un héros et son environnement à la cosmogonie originale, Doucet imagine une histoire parfaitement légitime dans un monde suffisamment grand (l'espace !), pour que cette aventure parallèle à celles vécues par la famille Skywalker puisse s'imaginer sans interférer avec ce que chacun connaît de la saga originale. La démarche est adroite. Sans transposer ni adapter, l'artiste peut s'exprimer pleinement dans son propre style tout en respectant les contraintes définies au départ du projet et montrer que la création peut échapper à son créateur. Mais ça, on le savait depuis longtemps.