A Toulouse, les Abattoirs rouvrent au public avec "La vie des formes"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/06/2012 à 17H28
Les Abattoirs de Toulouse

Les Abattoirs de Toulouse

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Les Abattoirs de Toulouse rouvrent leurs portes vendredi après cinq mois de travaux. Au programme de l’été, l’exposition « La vie des formes », qui mêle des oeuvres des collections du musée, des oeuvers du Frac et des prêts (jusqu'au 2 septembre)

« Il s’agit d’inventer un lieu différent des autres » et d’en faire un établissement à dimension « régionale », selon son nouveau directeur Olivier Michelon, arrivé après le départ houleux de son prédécesseur, Alain Mousseigne. A 36 ans, le nouveau directeur des Abattoirs, premier musée d’art moderne et contemporain en région, est aussi directeur du Fonds régional d’art contemporain (Frac) de Midi-Pyrénées.

Olivier Michelon

Olivier Michelon

© photo Michael Huard (Say Who)
 

L'exposition "programme" d'Olivier Michelon
Le musée a dû être fermé pour travaux de réfection de la dalle de béton du sol qui présentait des fissures. Le musée rouvre avec la première exposition dirigée par Olivier Michelon, une « exposition programme » selon lui. Elle reflète l’idée qu’il se fait d’un musée, car elle « mêle toutes les collections, le moderne et le contemporain », des œuvres des Abattoirs, d’autres du Frac, des créations, des prêts de collections publiques.

"La fonction des Abattoirs  se joue dans sa capacité à accueillir artistes,  oeuvres et publics à assister à un mouvement qui dépasse une simple unité de  lieu", souligne Olivier Michelon en présentant cette exposition.

La collection permanente entre dans la programmation
Pour lui, il est essentiel que la collection permanente du musée entre dans la programmation des expositions: "C'est un moteur, pas un poids mort." Ainsi, aux côtés des créations (Michel Blazy, Michael Beutler, Stéphane Calais...), des prêts (Mona Hatoum ou Franz West), figurent des oeuvres appartenant aux Abattoirs  (Yayoi Kusama, Peter Kogler, fonds Daniel Cordier),  ainsi que des livres de la médiathèque du musée.

Claude Lévêque, Pulsions, 2008

Claude Lévêque, Pulsions, 2008

© photo Béatrice Utrilla (c) ADAGP
 

"La vie des formes" se termine par un "cinéma" où sont projetés des films des avant-gardes modernes, des expérimentations psychédéliques, ou le premier film de Charlot où l'acteur cherche désespérément à rester dans le cadre, rappel du thème de l'exposition.

Un départ mouvementé
Le départ d’Alain Mousseigne, fondateur du musée en 2000, a été un peu mouvementé. Il a mal accepté sa mise à la retraite, une décision prise par l’adjointe au maire Catherine Guien, présidente du syndicat mixte les Abattoirs. Il aurait souhaité prolonger son contrat, tandis que Catherine Guien déclarait dans une interview au quotidien La Dépêche du Midi que ce qui se passait aux Abattoirs « n’était plus à la hauteur de la 4e ville de France ».

Alain Mousseigne lui avait rétorqué que, depuis son ouverture, les Abattoirs sont "régulièrement classés dans les 20 premiers musées de France, et le premier pour l'art contemporain en province" avec 140.000 entrées par an. Juste avant son départ, il avait présenté une rétrospective de l'artiste serbe Vladimir Velickovic, qui avait attiré quelque 30.000 visiteurs.

"La vie des formes", Les Abattoirs, Toulouse, jusqu'au 2 septembre 2012