40e Fiac : fréquentation en hausse, projets à l'étranger

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 28/10/2013 à 10H01
"Welcome Parade" par Jean Dubuffet, devant le Petit Palais à Paris, octobre 2013

"Welcome Parade" par Jean Dubuffet, devant le Petit Palais à Paris, octobre 2013

© FRANCOIS GUILLOT / AFP

La 40è édition de la Foire internationale d'art contemporain, qui a fermé ses portes dimanche au Grand Palais à Paris, s'est "très bien passée" commercialement, ont assuré plusieurs galeries participantes. Les organisateurs de la foire envisagent désormais de la développer à l'étranger.

Après 5 jours, "La Fiac a enregistré 73.550 entrées, en hausse de 4,1%", selon un décompte provisoire diffusé dimanche soir par la Fiac. La première journée, réservée aux professionnels, aux VIP et aux collectionneurs, a vu 17.280 entrées, en hausse de 12,6%.

"C'est un plein succès. La Fiac a passé ses 40 ans en beauté", a estimé Jennifer Flay, directrice artistique de la foire. "Paris a retrouvé de la vigueur sur le plan du marché de l'art", selon elle  "La foire a très bien marché sur le plan commercial. Plusieurs galeristes m'ont dit qu'ils avaient tout vendu", a-t-elle ajouté.
Ai Wei Wei : Iron tree, 2013.

Ai Wei Wei : Iron tree, 2013.

© Ai Wei Wei / Neurriemschneider, Berlin.
L'arbre de fer (Iron tree, 2013) monumental de l'artiste chinois Ai Weiwei, qui était l'un des phares de cette édition, a trouvé preneur, a indiqué la galerie neugerriemschneider. Cette galerie berlinoise avait choisi de ne présenter que cette pièce haute de 7 mètres (socle compris).

La Ferrari rouge accidentée ("Crashed car") de Bertrand Lavier, qui captivait les visiteurs, a elle aussi été vendue, a déclaré le galeriste Yvon Lambert. Tout comme la statue géante du Chinois Yue Minjun ("Tao Laughter", 2012) qui gardait le stand de Daniel Templon et est partie pour 637.500 euros. L'oeuvre monumentale "Welcome Parade" réalisée en 2008 d'après une maquette de 1974 de Jean Dubuffet et qui était exposée à l'extérieur, face au Grand Palais, a trouvé preneur. Elle était présentée par la galerie londonienne Waddington Custot, en collaboration avec la Fondation Dubuffet et la Pace Gallery de New York. Sa valeur annoncée était de 4,34 millions euros.
Bertrand Lavier: Giulietta. 1993. Automobile accidentée.

Bertrand Lavier: Giulietta. 1993. Automobile accidentée.

© M.Bertola/Musée d' Art moderne et contemporain de la ville de Strasbourg.
Un Basquiat présenté par la Vedovi Gallery de Bruxelles est parti pour près de 5 millions d'euros. Le galeriste parisien Hervé Loevenbruck qui présentait l'artiste français Jean Dupuy se dit "content" de cette édition. La galerie Tornabuoni Art souligne avoir réalisé "de très belles ventes". "Cette édition de la Fiac était exceptionnelle, tant au niveau de la qualité des oeuvres que de celle des clients et notamment de la présence de nombreux clients internationaux", a déclaré Michele Casamonti, directeur de la galerie, qui vient depuis 13 ans.

La FIac va viser l'international
Jean-Daniel Compain, DG du pôle culture, luxe et loisirs de Reed Expositions France, la société propriétaire de la foire, estime que le temps est venu pour la Fiac de se développer à l'international. L'Asie du Sud-Est, l'Amérique latine sont des régions possibles. "Nous avons plusieurs pistes. Nous voulons être prudents et sérieux", explique M. Compain. "Il ne s'agit pas de dupliquer la Fiac parisienne, de créer une foire de plus dans le monde". "Il faut aller là où cela a du sens et où il y a une véritable attente", ajoute-t-il.

Un 2nd site parisien
M. Compain veut également trouver davantage de place à Paris pour "accueillir des galeries qui le méritent". "Il nous faut nous étendre mais sans aller trop loin du Grand Palais", dit-il. La Fiac avait retenu cette année 184 galeries venues de 25 pays. Les galeries françaises n'étaient que 55 à être présentes. "Nous réfléchissons à trouver un deuxième site pour les +galeries d'auteur+, très sérieuses, qui font un travail en profondeur sur leur scène locale mais ne cherchent pas forcément à conquérir le marché international", explique Jennifer Flay.