Une araignée géante, la nouvelle créature des Machines de l’île à Nantes

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/02/2016 à 15H40
L'araignée géante des "Machines de l'Ile"

L'araignée géante des "Machines de l'Ile"

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Une araignée mécanique est née aux "Machines de l’Ile" à Nantes ! Elle rejoindra le 6 février le bestiaire cher à François Delarozière. Elle peut accueillir 4 personnes.

Les "Machines de l’Ile" est un lieu consacré au spectacle vivant. Du simple dessin jusqu’à la fabrication de la machine elle-même, le public peut suivre les différentes étapes jusqu’à la création.

Après le héron de huit mètres d’envergure et le cheval-dragon Long Ma, c’est au tour de l’araignée géante de faire son apparition à Nantes dans la "Galerie des Machines" créée par François Delarozière et Pierre Orefice en 2007. 

Reportage : V. Charbonneau / V. Raynal / N. Guilbaud  

 

Elle fascine et terrifie à la fois. Pouvant emporter jusqu’à quatre voyageurs (comptant un machiniste pour la manipulation), l’araignée s’élève au-dessus du public sur ses grandes pattes. Cette marionnette de 4,5 mètres pèse 3 tonnes, ce qui ne décourage pas pour autant Manon Brosseau, manipulatrice du parc : "J’ai peur des araignées encore aujourd’hui (…), là je la trouve beaucoup trop grande pour que ce soit effrayant, je la trouve au contraire… un peu mignonne. "
 

A l’été 2015, c’est une autre création de la société qui a déambulé dans les rues de Nantes : le cheval-dragon Long Ma.
 

Le cheval-dragon Long Ma à Nantes le 15 août 2015

Le cheval-dragon Long Ma à Nantes le 15 août 2015

© PHOTOPQR/OUEST FRANCE


On a un monde dans la tête, celui de l’arbre aux hérons, on ne va pas inventer autre chose. Nous, on continue avec la certitude qu’il verra le jour.

Pierre Orefice, directeur des Machines de l'Ile

 

"L’arbre aux hérons" : le fantasme d’un projet 

Avec pour première ambition de vouloir changer la vision du théâtre de rue, François Delarozière et son partenaire Pierre Orefice s’associent pour créer "Les Machines de l’Ile" en 2007. Mais leur véritable rêve, c’est "l’arbre aux hérons". Un projet de cinquante mètres de diamètre qui pourrait accueillir environ 400 personnes à bord. Constitué de branches et de passerelles, cet arbre tient depuis toujours une place importante dans leur coeur. Trop coûteux à la ville, il reste cependant en suspens et ne se réalise pas. 

En attendant, la Galerie souhaitera la bienvenue à une autre araignée géante ayant déjà fait ses premiers pas face à un public en 2008 à Liverpool puis à Pékin en 2014. Arachnophobes, s’abstenir !
 

Qui sont François Delarozière et Pierre Orefice?

François Delarozière naît en 1963. Le Marseillais abandonne ses études agricoles pour se consacrer aux Beaux-Arts. Après cinq années d’études, il devient scénographe et metteur en scène. Il enseigne aujourd’hui à l’Ecole d’architecture de Nantes et donne des conférences à la Sorbonne, à la Barlett School of London, au Japon, Mexique, Chine et aux Etats-Unis. Son exposition spectacle « Le Grand répertoire – Machine de spectacle » présentée en 2003 et 2006 a rassemblé pas moins de 700 000 personnes. Pierre Orefice est, quant à lui, un ancien élève de Sciences politiques diplômé d’une maîtrise en sciences économiques. Il est le directeur de "Manaus" depuis 1999, une association qui produit des spectacles vivants et des évènements extérieurs.