Un carnaval "monstre" qui décoiffe à Bordeaux

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 02/03/2015 à 09H07
Des participants au Carnaval des Deux-Rives 2015 à Bordeaux dont la direction artistique a été confiée au coiffeur-styliste Charlie Le Mindu. 

Des participants au Carnaval des Deux-Rives 2015 à Bordeaux dont la direction artistique a été confiée au coiffeur-styliste Charlie Le Mindu. 

© MEHDI FEDOUACH / AFP

Costumes en cheveux colorés, perruques destructurées : les cheveux se sont dressés, et pas seulement sur les têtes, dimanche lors du carnaval des Deux-Rives à Bordeaux, placé sous le signe des "monstres" et dont la direction artistique a été confiée au jeune coiffeur-styliste Charlie Le Mindu.

"Les monstres, ça amuse tout le monde, et moi, j'adore les monstres, ça me fait beaucoup rire !", a expliqué à l'AFP le Girondin de 28 ans, rendu célèbre par ses sculptures capillaires, dont certaines ont faire le tour du monde, notamment sur la tête de la chanteuse américaine Lady Gaga.

Cet habitué des "Fashion weeks" européennes, qui a également travaillé avec le chorégraphe Philippe Découflé et les danseuses du Crazy Horse, a été choisi pour réaliser les costumes et la mise en scène de la parade de cette 20e édition. Une nouveauté pour la manifestation bordelaise qui avait jusque-là pour habitude de mettre un pays à l'honneur.  
Le coiffeur-styliste Charlie Le Mindu à l'oeuvre pour le carnaval des Deux-Rives 2015 de Bordeaux

Le coiffeur-styliste Charlie Le Mindu à l'oeuvre pour le carnaval des Deux-Rives 2015 de Bordeaux

© MEHDI FEDOUACH / AFP
Monstres à poils longs, géants à la chevelure en lamé or ou en papier journal, créatures aux coiffes futuristes : le créateur a laissé libre cours à son imagination... échevelée. Avec néanmoins le souci constant, a-t-il souligné, de faire "un carnaval pour tous" avec des costumes reproductibles "à tout petit prix". 

Dans les jours précédant la parade, plusieurs signes annonciateurs de "l'invasion des monstres" avaient aussi parsemé la ville : une tresse géante accrochée au fronton de l'Hôtel de Ville, une langue démesurée sur un immeuble du centre, ou encore des "monstres" chevelus grimpant sur les façades ou faisant irruption dans les magasins...