Le Turner Prize désigne ses finalistes et abolit la limite d'âge

Par @Culturebox
Publié le 03/05/2017 à 18H04
Le Turner Prize 2017 sera décerné le 5 décembre

Le Turner Prize 2017 sera décerné le 5 décembre

© James Gourley / REX / Shutterstock / SIPA

Parmi les quatre artistes nommés pour le Turner Prize 2017, deux sont âgés de plus de 50 ans : la prestigieuse récompense britannique d'art contemporain décernée à Londres vient de lever toute limite d'âge. Souvent sulfureuse, la sélection est plus sage cette année.

Lubaina Himid, 62 ans, et Hurvin Anderson, 52 ans, figurent parmi les quatre finalistes annoncés au musée Tate Britain de Londres en compagnie d'Andrea Buettner, 45 ans, et de Rosalind Nashashibi, 43 ans.
 
Créé en 1984, le Turner Prize, ainsi nommé en hommage au peintre William Turner, était réservé jusque-là aux artistes de moins de 50 ans qui résident, travaillent ou sont nés au Royaume-Uni. Le jury a levé cette année toute restriction d'âge en arguant que les artistes peuvent atteindre leur apogée à tout âge.
 
 
Réputé pour son anticonformisme -et familier des controverses-, le prix Turner compte parmi ses anciens lauréats Damien Hirst et Anish Kapoor.

Un retour vers des formes plus traditionnelles

L'année dernière, le prix avait été décerné à la Londonienne Helen Marten pour ses sculptures réalisées avec des matériaux peu communs, comme de la peau de poisson et des cubes de craie de billard.
 
L'édition 2017 marque un retour vers des formes d'art plus traditionnelles. "Nous vivons des moments graves et nous avons estimé que cela devait se refléter dans la sélection cette année", a commenté Emily Pethick, l'une des cinq membres du jury.
 
Peintre britannique d'origine jamaïcaine, Hurvin Anderson explore les thèmes de l'identité et de la communauté avec ses oeuvres vives et colorées.

Le prix sera décerné le 5 décembre

Née à Zanzibar, Lubaina Himid s'interroge, elle aussi, sur l'histoire culturelle, le colonialisme et la traite des esclaves avec ses installations utilisant des découpages sculptés et peints.
 
L'artiste anglo-palestinienne Rosalind Nashashibi filme essentiellement en 16 mm, souvent des groupes de personnes dans leur environnement quotidien, notamment à Gaza pour son oeuvre "Electrical Gaza" qui aborde le thème de la frontière.
 
Andrea Buettner, artiste allemande installée à Londres, utilise plusieurs techniques (gravure sur bois, peinture sur verre, vidéo) pour composer une oeuvre riche en ambivalences et confusions.
 
Les oeuvres des quatre finalistes seront exposées du 26 septembre au 7 janvier à la Ferens Art Gallery de Hull (nord de l'Angleterre). Le lauréat du prix, doté d'une récompense de 25.000 livres (30.000 euros), sera désigné le 5 décembre.
 

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