"La Bougie du Sapeur", le journal du 29 février, publie son numéro 10

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/02/2016 à 19H49
Le Numéro 10 de La Bougie du Sapeur,  février 2016.

Le Numéro 10 de La Bougie du Sapeur,  février 2016.

© Thomas Samson / AFP

"La Bougie du Sapeur", ovni éditorial qui paraît uniquement les 29 février, a sorti son numéro dix au ton "potache, bon enfant, dans la tradition de l'humour français", selon la description qu'en fait son rédacteur en chef, le Vicomte Jean d'Indy, un quinquagénaire bon vivant.

Un journal humoristique émaillé de grivoiseries

Ce numéro propose 24 pages d'articles loufoques, avec pêle-mêle un dossier satirique sur la COP21, une interview de l'humoriste Alex Lutz ou bien une critique de la monnaie virtuelle Bitcoin, le tout émaillé de calembours et grivoiseries.

Reportage : F. Malverde / L. Bignalet / M. Chekkoumy / A. Le Luhern

"C'est un journal humoristique, pas méchant, mais on souligne les travers des gens", notamment des hommes politiques, explique Jean d'Indy, qui a rejoint l'équipe en 1992 avant de devenir rédacteur en chef - le job le plus cool du monde ?

"Il n'y a pas de ligne politique", tient-il à préciser, racontant qu'après la parution du dernier numéro il y a quatre ans, avec sa Une sur la fin de l'euro, on lui avait reproché de soutenir le Front national.
Le vicomte Jean d'Indy, rédacteur en chef de "La Bougie du Sapeur".

Le vicomte Jean d'Indy, rédacteur en chef de "La Bougie du Sapeur".

© Thomas Samson / AFP

Né d'un gag

Né d'un gag en 1980, le périodique a été baptisé "La Bougie du Sapeur" en référence à un personnage de bande dessinée créé à la fin du XIXe siècle, le Sapeur Camember, dont l'anniversaire tombait un 29 février.

La maquette est quasi inchangée depuis le début : "il ne faut pas qu'elle change trop car les collectionneurs y tiennent", explique Jean d'Indy. Outre les collectionneurs, le journal est acheté "par un noyau dur de personnes nées un 29 février" et est imprimé à 200.000 exemplaires, selon lui.

Pour rajeunir un lectorat vieillissant, le périodique s'est doté d'une page Facebook ,"seule concession à la modernité", mais pas d'un site internet, question de principe, "un journal, c'est de l'encre sur les doigts".

Ecrit par des copains qui se voient au bistrot

Il est écrit par des bénévoles, une "bande de huit copains qui se réunit au bistrot" et dont certains sont journalistes, précise Jean d'Indy, par ailleurs vice-président de France Galop, société qui organise des courses de chevaux.

Ce "numéro collector", avec un supplément revenant sur l'histoire du journal et les personnalités interviewées ces 34 dernières années, sera vendu 4,70 euros en kiosque et disponible pour la première fois en Belgique, en Suisse au Luxembourg et au Canada.

Le produit des ventes sert à imprimer le numéro suivant et une partie des gains est donnée à l'association "A Tire d'Aile", qui accompagne les personnes autistes, assure Jean d'Indy. Le dernier exemplaire, sorti le 29 février 2012, s'était écoulé à 132.000 exemplaires.