Hommage lyonnais aux chrétiens d'Orient persécutés sur une église de la ville

Par @Culturebox
Mis à jour le 03/02/2017 à 11H52, publié le 03/02/2017 à 11H51
La façade de la basilique Saint-Martin d'Ainay

La façade de la basilique Saint-Martin d'Ainay

© France 3 / Culturebox capture d'écran

A l'occasion du jumelage de la ville de Lyon avec celle de Mossoul, un hommage est rendu aux chrétiens d'Orient persécutés par les islamistes. Un spectacle, originellement prévu pour la fête des Lumières 2015 annulée après les attentats de Paris, est projeté sur la façade de la basilique d'Ainay. A travers les visages des habitants de Mossoul l'hommage allait à tous les chrétiens persécutés.

Le spectacle projeté sur la façade de la Basilique Saint-Martin d'Ainay devait être donné en décembre 2015 à l'occasion de la traditionnelle fête des Lumières de Lyon. Il faut rappeler qu'avant d'être le Barnum qu'elle est devenue, cette fête réunissait les catholiques de la ville à l'occasion d'une procession et de la disposition de lumignons sur le rebord des fenêtres. Ils rendaient ainsi hommage à la vierge Marie pour la remercier d'avoir épargné la ville qui s'était placée sous sa protection lors de l'épidémie de peste de 1653. L'hommage rendu ces deux soirs, les 2 et 3 février 2017, évoque d'autres populations chrétiennes, loin d'être épargnées celles-là. Les chrétiens d'Orient, persécutés par les islamistes, dans une mesure pire qu'à l'époque romaine.

Reportage : S. Valsecchi / A. Jacques / D. Mollard

Le spectacle attendait donc depuis plus d'un an, il a enfin pu être présenté à l'occasion du jumelage de Lyon avec la ville de Mossoul. Située dans le nord de l'Irak, dans cette région d'orient connue autrefois sous le nom de Mésopotamie, elle est au coeur de l'un des berceaux de notre civilisation.  En plus de pourchasser les chrétiens, le djihadistes ont détruit, parfois à l'explosif,  des trésors archélogiques et historiques ainsi que la bibliothèque forte d'environ 8000 ouvrages d'une valeur historique inestimable. Le spectacle imaginé par Agnès Winter évoque non seulement les hommes d'aujourd'hui à travers de nombreux portraits, mais aussi les figures de l'art M mésopotamien, comme les célèbres chars à plusieurs chevaux sculptés dans la pierre.
L'organisation dite "Etat islamique" a tenu la ville de Mossoul de juin 2014 à janvier 2017.