Des morts-vivants dans les rues de Paris pour la "Zombie walk"

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 04/10/2015 à 11H21
"Zombie walk", Paris © Kenzo Tribouillard / AFP

Visages dégoulinant de sang factice, yeux blancs, teint livide: les participants à la "Marche des zombies", samedi à Paris, ont offert aux passants des visions d'horreur, pour la 8e édition de cette manifestation aux allures de joyeux carnaval gore.

La "Zombie walk", qui a réuni 2.200 personnes selon la préfecture de police, se voulait "un événement festif" destiné à "des morts on ne peut plus vivants", selon ses organisateurs. 
Elle a relié la Place de la République à celle des Vosges, au son notamment d'un "bon rock'n'roll d'outre-tombe".
"Zombie walk", Paris, 3 octobre © Kenzo Tribouillard / AFP
"C'est une façon sympa de se retrouver entre amis", explique Margot Aouiche, une seringue semblant fichée dans sa tête, le visage et le tee-shirt "ensanglantés". "Le but, c'est de s'amuser, qu'on fasse peur ou pas", a-t-elle ajouté sous l'oeil (blanc) approbateur de son ami.

"La manifestation incarne les angoisses du monde d'aujourd'hui"

"La culture  zombie me plaît beaucoup, c'est intéressant par rapport à la peur de la mort dans notre société, elle incarne les angoisses du monde d'aujourd'hui", dit Alexandra Collandant, un oeil "crevé" sous ses longs cheveux rouges. "Ce qui nous fait peur nous fascine un peu aussi", se déguiser en zombie, "c'est une manière de l'assumer", souligne son ami, Charles Creton, le cou "tailladé" et une main paraissant couverte de croûtes ensanglantées.
"Zombie walk" Paris © Kenzo Tribouillard / AFP
Les "zombie walks", nées il y a une dizaine d'années en Amérique du Nord, ont gagné ensuite l'Europe, notamment la France. En septembre, une marche organisée à Strasbourg avait réuni environ 5.000 personnes.