Design au coeur d'une polémique : cette bouilloire a-t-elle des airs d'Hitler ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 31/05/2013 à 12H02
Les photos de cette affiche ont provoqué de nombreuses protestations

Les photos de cette affiche ont provoqué de nombreuses protestations

© JC Penney / Michael Graves.com

Une simple bouilloire à thé a créé la polémique en Californie (ouest des Etats-Unis), après que des passants eurent pris en photo une affiche en faisant la publicité et ressemblant étrangement à Adolf Hitler en train de faire le salut nazi.

Les photos de l'affiche repérée dans une commune en vogue accolée à Los Angeles, Culver City, ont suscité sur internet de nombreuses protestations à l'encontre du distributeur de la bouilloire grise et noire, JC Penney. Celui-ci s'est défendu en parlant d'une ressemblance fortuite, et a souligné que l'affiche reprenait tout simplement le design de l'emballage. "Complètement non intentionnel", écrit-il sur Twitter. "Et si nous avions recherché une stratégie (publicitaire), nous aurions opté pour un chiot mignon ou un chaton".

Ces photos apparues sur le réseau social Reddit ont provoqué une salve de commentaires, humoristiques ou indignés, selon le degré de prise au sérieux de cette ressemblance. Le maire de Culver City Jeffrey Cooper s'est dit "offensé en tant que juif" et "remonté en tant qu'élu" que sa ville soit liée à un tel scandale. "Je suis déçu tout d'abord du fait que JC Penney ait posé l'affiche mais encore plus énervé qu'il ait ensuite tenté de la défendre", a-t-il déclaré au magazine Mother Jones.

Reste que la publicité, même mauvaise, a fait son effet: la bouilloire incriminée, conçue par le designer et architecte Michael Graves (qui était adolescent durant la Seconde Guerre mondiale), était jeudi en rupture de stocks sur le site du distributeur. Et sur eBay, l'objet était proposé à des prix allant jusqu'à au moins 245 dollars. L'affiche de Culver City a été retirée, mais la bouilloire est toujours en vente sur le site JC Penney, à 40 dollars. Contacté par l'AFP, le groupe ne souhaitait pas répondre dans l'immédiat.