Des salariés de Virgin décident d'occuper leurs magasins

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 11/06/2013 à 19H49
L'entrée du Virgin Megastore des Champs-Elyséees

L'entrée du Virgin Megastore des Champs-Elyséees

© Lionel Bonaventure / AFP

Des salariés de Virgin ont décidé mardi d'occuper certains des magasins de l'enseigne de distribution culturelle, dont la liquidation devrait être annoncée sous peu, afin d'obtenir une amélioration de leurs conditions de départ, ont indiqué des syndicats.

Selon Guy Olharan (CGT), l'opération, décidée lors d'une assemblée générale, "a commencé depuis 17 heures" et concerne les magasins parisiens des Champs-Elysées et de Barbès, ainsi que ceux de Rouen et Strasbourg, a-t-il précisé. Certains salariés étaient venus avec leurs sacs de couchage, prêts à passer la nuit sur place.
En début de soirée, Sylvain Alias (SUD) a indiqué qu'une quinzaine de personnes se trouvaient dans le magasin des Champs-Elysées, prêts à "passer la nuit, la journée", afin de "faire pression" pour éviter une fermeture rapide et améliorer le financement du plan social à venir. Il a précisé qu'un huissier de justice était présent, tout comme la direction du site.
Du côté de Strasbourg, sept des 22 salariés alsaciens ont commencé à occuper leur lieu de travail "pour une période indéterminée" afin de "faire pression sur les actionnaires", se disant "déterminés" et "en colère".
"A partir de maintenant notre nouveau domicile c'est ici", a déclaré à l'AFP Guido Martins, délégué du personnel du Virgin de Strasbourg, à la fermeture du magasin mardi soir.
Le tribunal de commerce de Paris a rejeté lundi les deux offres de reprises partielles de Virgin, l'une émanant du spécialiste des loisirs créatifs Cultura et portant sur un magasin et l'autre de Vivarte, groupe multi-enseignes de prêt-à-porter (marques André ou La Halle) et portant sur 9 magasins.
Le tribunal examinera lors d'une audience spéciale, prévue le 17 juin à 14H00, la liquidation judiciaire de Virgin (960 salariés et 26 magasins), qui semble désormais inévitable.