"Before I die" : la SNCF invite les voyageurs à écrire leurs dernières volontés

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 09/08/2016 à 11H59
Détail de l'un des panneaux "Before I die" de la SNCF, à la Gare de Lyon (8 août 2016)

Détail de l'un des panneaux "Before I die" de la SNCF, à la Gare de Lyon (8 août 2016)

© Julien Mattia / NurPhoto / AFP

Depuis la semaine dernière, la Gare de Lyon, à Paris, invite les voyageurs à écrire leurs dernières volontés sur des tableaux noirs dans le grand hall. La SNCF reprend ainsi l'opération "Before I die" (avant de mourir) lancée par l'artiste américaine Candy Chang en 2011. En plein état d'urgence, après des attentats meurtriers, l'opération a failli être annulée. Elle a finalement été maintenue.

À l'origine, "Before I die", c'est un hommage imaginé en 2011 par l'artiste américaine Candy Chang à la suite de la perte d'un proche à la Nouvelle-Orléans. Elle y avait investi une maison abandonnée et y avait posé des plaques d'ardoise, invitant les gens à compléter la phrase "Before I die, I want to..." (avant de mourir, je veux...)

Cette initiative avait fait des émules, un millier d'opérations du même genre ayant été lancées à travers le monde, dans quelque 70 pays, et notamment en France, à Avignon, en 2013. La SNCF n'a pas résisté à la tentation de reprendre le concept. Cependant, était-ce le bon moment ? Qui plus est, dans une gare ? Dans le contexte tendu d'une menace terroriste permanente, la question s'est bien évidemment posée.

La branche de la SNCF Gare & Connexions, gestionnaire du site, justifie dans "Le Parisien" le maintien d'une opération visant à "créer du lien et enrichir le quotidien" : "On travaille à ce projet depuis près de deux ans. Après les attentats, nous nous sommes évidemment demandé s’il fallait l’annuler. Mais nous avons finalement estimé que non, parce que la vie continue." Les responsables interrogés assurent que les réactions sont plus positives que négatives.

Vérifiés chaque jour pour éviter que les usagers y inscrivent tout et n'importe quoi, les panneaux doivent êtres testés à la Gare de Lyon jusqu'à fin septembre. L'installation dans d'autres gares françaises n'est pas exclue.