Assurance chômage : une centaine d'intermittents dans la Canopée des Halles

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 07/04/2016 à 16H30
Policiers devant la Canopée des Halles

Policiers devant la Canopée des Halles

© BOB DEWEL / ONLY FRANCE

Plus d'une centaine d'intermittents ont occupé jeudi pendant deux heures un espace culturel de la nouvelle Canopée des Halles, à Paris, pour protester contre les économies réclamées à leur régime dans le cadre de la renégociation de la convention chômage.

"Ca sent le Gattaz, ça va péter", en référence au patron du Medef Pierre Gattaz, proclamait une banderole installée par les manifestants à leur arrivée dans la Maison des pratiques artistiques amateurs (MPAA), l'un des équipements culturels de la nouvelle Canopée inaugurée mardi. 

Environ 120 personnes ont participé à cette action en début d'après-midi, en grande majorité des intermittents, mais également quelques étudiants. Ils ont quitté les lieux vers 16 heures après avoir discuté en assemblé générale pendant environ deux heures.
 
Pour Marc Slyper, de la CGT-Spectacle, syndicat à l'origine de cette action, "on se mobilise à la fois contre le projet de loi travail et la réforme de l'assurance chômage".  Le syndicat dénonce le "cadrage budgétaire inacceptable imposé aux intermittents" par le patronat dans le cadre de la renégociation de la convention chômage. 
 
Depuis la dernière crise en 2014, la loi laisse aux employeurs et salariés du secteur culturel le soin de négocier leur régime particulier, mais dans le cadre d'un budget assigné par la négociation paritaire de l'assurance chômage.

De l'argent pour la Canopée, pas pour les chômeurs

Ce "cadrage financier" proposé par le Medef et signé par la CFDT, la CFTC et la CFE-CGC (syndicats minoritaires dans le spectacle) impose un effort d'au moins 105 millions d'euros par an. "Le budget de la Canopée, c'est un milliard d'euros. De l'argent, il y en a pour des projets colossaux, mais pas pour sauver les chomeurs", a fustigé Maxime Coudour, de la coordination des intermittents et précaires, associée à l'action de la CGT. "Le but, aujourd'hui, était de nous compter, c'était un échauffement", a-t-il ajouté.
 
Simon, étudiant à Sciences Po, est également venu soutenir cette action des intermittents. "Ils sont venus à République (lors de la "Nuit Debout"), pour nous demander notre soutien. On est tous unis contre la loi travail",