Voici Carpe Diem, le nouveau gratte-ciel écolo de La Défense

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 13/09/2013 à 09H15
Carpe Diem © Miguel Medina/AFP

Une construction à 270 millions d'euros. 5.000 m2 de façades en verre, des jardins à ciel ouvert, des normes environnementales uniques en France: une nouvelle tour, Carpe Diem, va être inaugurée mardi à La Défense, symbole du renouveau du quartier d'affaires qui a du mal à attirer de nouvelles entreprises.

Premier gratte-ciel entièrement neuf depuis 2006
Ce gratte-ciel est le premier entièrement neuf à sortir de terre depuis le plan de relance initié en 2006 par Nicolas Sarkozy, alors président du conseil général des Hauts-de-Seine, pour moderniser le quartier. Les tours voisines First ou CB21 (ex-Gan) ont été construites à partir d'immeubles existants.

166 mètres de hauteur
Conçu par l'architecte américain Robert Stern, Carpe Diem culmine à 166 mètres et pourra accueillir plus de 3.000 personnes. L'immeuble, qui se dresse sur l'esplanade de La Défense en bordure du boulevard circulaire, se veut résolument avant-gardiste.
"Aucun des 38 étages n'est configuré de la même façon du fait de la structure même du bâtiment" composé d'immenses panneaux inclinés différemment, souligne Joëlle Chauvin, présidente d'Aviva IREF, la filiale de l'assureur qui a initié le projet, porté en partenariat avec Crédit Agricole.
 Carpe Diem © Miguel Medina/AFP

"A chaque étage, il y a une hauteur sous plafond de 3 mètres --contre 2,5 mètres habituellement-- ce qui apporte une luminosité naturelle très importante", ajoute-t-elle. Carpe Diem a reçu le degré de certification énergétique le plus élevé, une première pour une tour de bureau en France.


L'eau de pluie est collectée et réutilisée pour arroser les 1.000 m2 de jardins intérieurs, les panneaux de verre captent ou rejettent les rayons du soleil selon les saisons et des pompes à chaleur ont été installées sous la tour pour récupérer l'eau de la nappe phréatique.

Le pari écologiste 
Selon ses propriétaires, le coût des charges pour les occupants s'élèvera à 65 euros du mètre carré par an, soit une économie de 50 euros par mètre carré par rapport aux anciennes tours. Un argument de poids au moment où La Défense éprouve quelques difficultés à trouver des locataires pour remplir tous ses nouveaux locaux.
 
Attirer une nouvelle clientèle
Le taux de vacance des bureaux, tombé à 4% en 2008, est remonté à plus de 6% aujourd'hui et certains groupes se désengagent du quartier, à l'image de la foncière Gecina. Les nombreuses tours qui ont vu récemment le jour, First, Majunga, Eqho, vont engendrer "des surcapacités et une pression à la baisse des loyers", selon Bernard Michel, le président de la foncière.
 
Les propriétaires de Carpe Diem, qui ont investi 270 millions d'euros dans le projet, sont "actuellement en négociation avec certaines sociétés françaises de dimension internationale", souligne Mme Chauvin. "Quand on construit un immeuble aussi important, le risque existe. Cette tour, complètement différente et innovante, est un pari sur l'avenir", ajoute-t-elle.
 
Du côté de l'Epadesa, l'établissement public d'aménagement de La Défense, on souligne "le grand attrait du projet": "C'est tout un quartier qui se transforme et des biens haut-de-gamme comme celui-ci devraient attirer une nouvelle clientèle", estime Stéphane de Faÿ, son directeur-adjoint.