Vhils : la nouvelle bombe du street art

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/07/2012 à 09H47
  • L'un des visages de l'artiste Vhils, rue Jenner à Paris
  • Mur 1 par Vhils
  • Mur 1 par Vhils
  • Mur 2 par Vhils
  • Mur 2 par Vhils
  • Mur 3 par Vhils
  • Mur 3 par Vhils
  • Mur 4 par Vhils
  • Mur 4 par Vhils
  • Mur 5 par Vhils
  • Mur 5 par Vhils
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  • L'un des visages de l'artiste Vhils, rue Jenner à Paris
    L'un des visages de l'artiste Vhils, rue Jenner à Paris © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 1 par Vhils
    Mur 1 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 1 par Vhils
    Mur 1 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 2 par Vhils
    Mur 2 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 2 par Vhils
    Mur 2 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 3 par Vhils
    Mur 3 par Vhils © Stéphane Bisseuil
  • Mur 3 par Vhils
    Mur 3 par Vhils © Stéphane Bisseuil
  • Mur 4 par Vhils
    Mur 4 par Vhils © Stéphane Bisseuil
  • Mur 4 par Vhils
    Mur 4 par Vhils © Stéphane Bisseuil
  • Mur 5 par Vhils
    Mur 5 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV
  • Mur 5 par Vhils
    Mur 5 par Vhils © Louise Wessbecher/FTV

Jeune prodige du street art, le portugais Vhils sculpte des œuvres monumentales sur les murs des capitales de toute la planète. Armé d’explosifs et d’un burin, il a fait apparaître d’impressionnants visages dans cinq rues de Paris.

A première vue, ce ne sont que des murs abîmés et une fine couche de gravats au sol. Pourtant on sent une présence, juste là, tout près. Il suffit de lever la tête pour croiser le regard de cet habitant de pierre. Un visage dessiné, gravé dans la façade d’un immeuble ou dans un mur. Plutôt que de laisser le temps dégrader nos villes, Alexandre Farto, alias Vhils, sculpte le paysage urbain pour lui apporter une touche d’humanité.

Déjà les murs parisiens avaient été recouverts des immenses portraits de JR et parsemés des petits personnages de Banksy. Le nouveau prodige du street art Vhils laisse à son tour son empreinte dans la capitale française. Avec une technique bien différente de ses grands frères.

Le jeune portugais de 25 ans remplace les bombes de peintures et les Fat Caps par un burin et de l’explosif. Il attaque les surfaces pour créer des reliefs et découvrir d’anciennes couches. A la manière d’un archéologue un peu fou, il explore l’histoire des murs qui nous entourent.

Cinq visages, cinq murs

Après Lisbonne, Londres, Moscou, Bogota et Shangaï, Vhils donne un visage humain à cinq rues de Paris, situées dans les 13e, 16e et 18e arrondissements dont voici les emplacements exacts :

Mais Vhils ne s’arrête pas aux murs. Pour faire vivre ses visages, il ronge des plaques de métal à l’acide nitrique, gratte des portes de bois, sculpte un bloc de polystyrène et érafle au laser la « croûte » d'une centaines d’affiches publicitaires superposées. Avec « Entropie / Vhils Solo Show », il expose pour la première fois en France à la Magda Gallery jusqu’au 28 juillet.

Né en 1987, Alexandre Farto s’essaie au graffiti dans le métro de Lisbonne puis sur les trains européens avant de quitter son pays natal pour des études à l’école Central Saint Martins de Londres. En 2008, Banksy le repère et l’invite à participer au Cans Festival britannique. Il fait quelques mois plus tard la Une du Times, et enchaîne depuis les collaborations, à l’image d’une fresque géante avec JR à Los Angeles en 2010.

Vhils travaille à l'exposif :

 

 

Et au burin :