Mort de l'architecte autrichien Hans Hollein

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 24/04/2014 à 15H55
Hans Hollein le 20 mars 2009à son bureau de Vienne

Hans Hollein le 20 mars 2009à son bureau de Vienne

© Roland Schlager / Epa / MaxPPP

L'architecte autrichien Hans Hollein, qui avait obtenu le prestigieux prix Pritzker en 1985, est mort jeudi à 80 ans des suites d'une longue maladie, a annoncé sa famille à l'agence de presse autrichienne APA.

Né le 30 mars 1934 à Vienne, Hans Hollein a entamé ses études à l'Académie des Beaux Arts de la capitale autrichienne et les a ensuite poursuivies aux États-Unis, à Chicago et Berkeley (Californie).

"Tout est architecture"
Pionnier du postmodernisme, Hollein, qui avait proclamé en 1967 "Tout est architecture", a aussi fait des incursions dans l'art et le design, créant des meubles et des poignées de portes. En 1996, Hans Hollein avait été commissaire de la Biennale de Venise.

Parmi ses créations les plus marquantes, figure la Haas Haus à Vienne, qui a imposé en 1990, non sans controverse, sa façade moderne de verre et pierre face à la vénérable cathédrale Saint Étienne. Par ailleurs, Hollein a créé de nombreux musées, dont le Musée d'art moderne de Francfort (Allemagne). Il est également à l'origine du parc d'attractions Vulcania, en Auvergne.
La Haas Haus, dessinée par Hollein, et la Cathédrale Saint Etienne de Vienne (juillet 2008)

La Haas Haus, dessinée par Hollein, et la Cathédrale Saint Etienne de Vienne (juillet 2008)

© Berndt Fischer / Biosphoto / AFP
Des projets en tête jusqu'aux derniers jours
D'abord remarqué en Europe, son travail, souvent marqué par des formes simples comme le cube, le cône ou la vague, a ensuite trouvé à se réaliser aux États-Unis, au Pérou, au Japon, en Russie ou encore en Arabie Saoudite.

Hans Hollein avait toujours des projets en cours, dont un centre informatique et de services pour la banque péruvienne Interbank à Lima et une tour de 200 mètres de haut à Shenzhen (Chine), qui devraient être inaugurés en 2015 et 2016.

Le ministre autrichien de la Culture Josef Ostermayer a regretté jeudi la mort d'"un architecte magistral, un professeur exaltant, un visionnaire, un précurseur".