Le Conseil de Paris vote pour la construction de la tour Triangle

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 30/06/2015 à 14H21
Tour triangle, image du cabinet d'architecture  Herzog & de Meuron

Tour triangle, image du cabinet d'architecture  Herzog & de Meuron

© France Skyscaper / SIPA

Le Conseil de Paris a approuvé mardi à une courte majorité le nouveau projet de tour Triangle, grâce au revirement de plusieurs élus du centre et de la droite sur ce projet controversé.

Le projet, rejeté en novembre par l'assemblée parisienne, a réuni 87 voix pour, 74 contre et aucune abstention. Six élus UDI ont, conformément à ce qu'ils avaient annoncé, voté pour la construction de cette tour de 180 mètres à la Porte de Versailles, alors qu'ils avaient voté contre en novembre. Plusieurs élus des Républicains ont fait de même : Bernard Debré, Jérôme Dubus, Pierre Lellouche, Rachida Dati, Emmanuelle Dauvergne, Jeanne d'Hauteserre.

"Triangle 2" comporte désormais un hôtel quatre étoiles de 120 chambres, 2.200 m2 d'espaces de "coworking", et un équipement culturel de 540m2. Seule à prendre la parole parmi les UDI, la conseillère de Paris UDI Valérie Nahmias a défendu la tour au nom de "l'attractivité" de Paris, et de la "construction du Grand Paris".

Trait d'union entre Paris et sa banlieue

Triangle, construit perpendiculairement au périphérique au niveau de la Porte de Versailles, pourra selon elle jouer le rôle de "trait d'union" entre Paris et sa banlieue. Le président du groupe UDI-MoDem, Eric Azière (UDI) a été pris pour cible par plusieurs orateurs, qui ont rappelé ses propos du mois de novembre. "Pourquoi sommes-nous contre ce projet de la tour Triangle ? D'abord par respect des Parisiennes et des Parisiens, dans le respect de nos engagements de campagne; ce n'est pas un détail", avait dit le conseiller de Paris.

Les intervenants se sont succédés sur les rangs des Verts, des Républicains, du MoDem, du Parti de gauche pour fustiger un projet "énergivore", qui accentuera le déséquilibre entre emplois et logements à l'échelle de l'agglomération, et fort peu différent du projet de novembre.