La cathédrale orthodoxe russe prend place dans le paysage parisien

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/03/2016 à 15H41
Le bulbe posé, en attendant l'ajout imminent à son sommet d'une croix, le 19 mars 2016, quai Branly à Paris

Le bulbe posé, en attendant l'ajout imminent à son sommet d'une croix, le 19 mars 2016, quai Branly à Paris

© François Guillot / AFP

Le premier des cinq dômes de la future cathédrale orthodoxe de Paris, sur les berges de la Seine, a été hissé samedi matin à 37 mètres du sol par une grue, en présence d'officiels français et russes et d'une poignée de fidèles.

Reportage : Y.Malka, A.Natalizi, S.Barie

Précédant l'inauguration officielle de la cathédrale de la Sainte-Trinité, prévue pour octobre, la pose de cette coupole de 8 à 9 tonnes (selon les sources), fabriquée à partir de matériaux composites, est l'aboutissement d'un projet qui remonte à plusieurs années.

Lors d'une visite en France à l'automne 2007, Alexis II, alors patriarche de l'Église orthodoxe russe (décédé en décembre 2008), avait souhaité la construction d'une nouvelle église orthodoxe à Paris. L'ancien président Nicolas Sarkozy s'était dit prêt à soutenir ce projet.

Sur l'ancien site de Météo-France, quai Branly

Dans cette optique, l'État russe avait acheté en 2010 quai Branly, non loin de la tour Eiffel, un terrain de 4000 m2 où se dressait le siège de Météo-France, dans un secteur très protégé par les règles d'architecture et du patrimoine. Après le veto mis, pour des raisons esthétiques, par l'ancien maire de Paris Bertrand Delanoë au projet architectural initial, c'est finalement celui de l'architecte Jean-Michel Wilmotte qui avait été retenu.

Après la démolition du bâtiment de Météo-France, le chantier avait démarré en juillet 2014. Ce "Centre spirituel et culturel orthodoxe russe" a vocation à abriter, en plus de l'église, une école bilingue, une maison paroissiale et les services culturels de l'ambassade.

Le dôme a été fabriqué par Multiplast, une entreprise basée à Vannes, en Bretagne, qui fabrique de grands multicoques de course autour du monde. Au total, 90.000 feuilles d'or seront nécessaires pour recouvrir les cinq bulbes.
Un bulbe doré de 9 tonnes (selon Sipa) a été déposé sur la future cathédrale orthodoxe russe de Paris (19 mars 2016)

Un bulbe doré de 9 tonnes (selon Sipa) a été déposé sur la future cathédrale orthodoxe russe de Paris (19 mars 2016)

© M. Astar / Sipa

Au pied des hautes palissades installées par Bouygues, maître d'œuvre du chantier, une poignée de fidèles russes, appareils photo en bandoulière, ont assisté à la manoeuvre, dont un couple en habit traditionnel qui brandissait le drapeau russe.

Parmi les officiels qui ont pris la parole lors de la cérémonie de pose figuraient, côté français, le secrétaire d'État chargé des relations avec le Parlement, Jean-Marie Le Guen, et, côté russe, l'ambassadeur de Russie Alexandre Orlov ainsi que le vice-premier ministre russe Sergueï Prikhodko. Futur maître des lieux, l'évêque Nestor a présidé une cérémonie du baptême des croix.