L'architecte Portzamparc retenu pour le projet de tours Sisters à La Défense

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 18/09/2015 à 15H22
L'architecte Christian de Portzamparc en mars 2015.

L'architecte Christian de Portzamparc en mars 2015.

© Loïc Venance / AFP

L'architecte français Christian de Portzamparc a été choisi par le géant foncier Unibail-Rodamco pour s'occuper du projet de tours Sisters, censé remplacer celui de tour Phare dans le quartier de la Défense. Haute de 300 mètres, cette dernière devait être le gratte ciel le plus haut de France. Il cède la place à deux tours, dont la plus haute plafonne à 200 mètres.

Deux tours reliées par une passerelle

Les tours Sisters seront selon leur promoteur un ensemble architectural composé de deux bâtiments aux façades biseautées, "une tour de bureau de 200 mètres de haut, et un immeuble de 100 mètres, qui doit accueillir un hôtel quatre étoiles d'environ 300 chambres".

Ces deux tours seront reliées à 80 mètres de hauteur par une passerelle de trois étages comprenant un spa, un restaurant, une salle de projection et un jardin.

Christian de Portzamparc, prix Pritzker en 1994, a déjà conçu à la Défense la Tour Granite pour le promoteur Nexity, haute de 184 mètres et inaugurée fin 2008. Parmi ses tours phares, on trouve la tour Crédit lyonnais à Euralille, en forme de botte, et la tour LVMH à New York.

La tour Phare coûtait plus cher

Le projet de tour Phare, placé entre la Grande Arche et le CNIT, conçu en 2006 par l'Américain Thom Mayne, devait en faire, avec 300 mètres de haut et 69 niveaux de bureaux, la plus haute tour de France. Mais il a été repoussé à maintes reprises, pour différentes raisons.

"D’abord les tours de 300 m qui sont énergivores ne sont plus trop dans l’air du temps avec la montée en puissance de problématiques liées au développement durable", croit savoir Le Figaro. "De plus, vu la conjoncture économique, une tour de bureau comme Phare semblait excessivement difficile à remplir", précise le journal.

Unibail-Rodamco avait annoncé le 11 septembre dernier qu'il allait élaborer avec l'établissement public de la Défense (l'Epadesa) un autre projet, pour un coût de 630 millions d'euros sur 95.000 m², alors que la tour Phare était supposée coûter 900 millions d'euros.

La livraison des tours Sisters est prévue aux alentours de 2021, "sauf en cas de recours qui se prolongeraient ou de difficultés inattendues dans la délivrance du permis de construire", précise le leader européen de l'immobilier commercial.