1,6 km de hauteur ! La plus grande tour de la planète érigée en Equateur ?

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 06/11/2012 à 10H18
Monolithe dressé en 1979 à côté de Quito en l'honneur de missions françaises

Monolithe dressé en 1979 à côté de Quito en l'honneur de missions françaises

© Rodrigo Buendia. AFP

Cette tour de 1,6 km pourrait se dresser sur la ligne imaginaire qui partage le globe en deux hémisphères, en hommage au passé indien de l'Equateur et pour favoriser le tourisme. "La Torre del Sol" (Tour du soleil), estimée à 200 millions de dollars, serait érigée dans la "Ville de la moitié du monde", à 13 km de la capitale Quito, où se trouve déjà un obélisque de 30 m qui accueille 875.000 visiteurs par an.

Avec ce gratte-ciel, le nombre de visiteurs pourrait être multiplié par trois, assure le promoteur du projet, Gustavo Baroja, gouverneur de la province de Pichincha. Le monolithe actuel a été dressé en 1979 en l'honneur de missions françaises arrivées au XVIIIe pour étudier la forme et les dimensions de la Terre. A cet endroit, une ligne rouge est peinte au sol, symbolisant l'équateur, les touristes se photographiant un pied dans chaque hémisphère derrière un panneau annonçant "latitude 0", même si le parallèle ne passe pas exactement ici.

"Nous souhaitons que (la tour) soit une icône mondiale et reflète ce que nous sommes", ajoute Gustavo Baroja. La tour la plus haute du monde est Burj Khalifa, à Dubai, avec 828 m. Marcela Costales, vice-gouverneur en charge du projet, raconte que la construction honorerait les indiens Quitu-Cara, qui "selon d'anciens codex ont été les premiers à déterminer la latitude 0 dans ce qu'ils appellent la Vallée secrète de l'équinoxe". M. Baroja explique que la tour se dresserait sur la ligne où passe le soleil lors des équinoxes.

Plusieurs architectes de renommée mondiale sollicités
Au nombre de ceux-ci, le Brésilien Oscar Niemeyer, l'Espagnol Santiago Calatrava et l'Uruguayen Rafael Viñoly. Ce dernier a réalisé un croquis d'une tour de forme hélicoïdale, un diamètre de 300 mètres à sa base, quatre plate-forme et un ascenseur pressurisé propulsant ses passagers à 4.450 m au-dessus du niveau de la mer.

Un comité technique doit être formé pour compiler les données émanant des facultés d'architectures du pays et d'un atelier international. Ces nformations seront fournies à M. Viñoly afin de réaliser les plans définitifs, afin que les travaux débutent en 2014. Le projet aurait suscité l'intérêt d'investisseurs provenant du Qatar, d'Europe et des Etats-Unis. Mais Alberto Andino, président du collège d'architecture de Pichincha, un temps proche du projet, estime qu'il faudrait en déterminer le contenu et craint que cela ne se transforme en prouesse technique comme ce qui est observé à Dubaï, au lieu de défendre la nature.