Après le buste de César, le mollet de Neptune : le Rhône livre ses trésors

Par @Culturebox Rédacteur en chef adjoint de Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 25/10/2016 à 16H35
Reconstitution en 3D de la statue de Neptune

Reconstitution en 3D de la statue de Neptune

© France 3 / Culturebox /capture d'écran

Des fouilles sont régulièrement menées dans les eaux du Rhône qui abritent encore de nombreux vestiges de l'Antiquité. Les recherches menées depuis cet été ont permis de retrouver le mollet de la statue de Neptune découverte en 2007 en même temps qu'un buste antique de César. Le Rhône n'en finit pas de livrer ses trésors.

Luc Long cherchait la cuisse de Jupiter; il a trouvé le mollet de Neptune. Le conservateur en chef du patrimoine a le sourire. Il est persuadé que la pièce repêchée par 15 mètres de fond dans le Rhône est bien une partie de la statue retrouvée dans le fleuve en 2007 à côté du buste de Jules César.

Pour s'en assurer, les archéologues disposent aujourd'hui de la technologie 3D. Elle permet de vérifier les soupçons de Luc Long. Aucun doute possible, le bloc de marbre retrouvé dans le Rhône s'emboîte parfaitement dans la partie inférieure de la statue.

Reportage : France 3 Provence-Alpes J. Hessas / F. Di Cesare / C. Parès

C'est donc bien une nouvelle découverte importante pour le musée de l'Arles Antique.

Les fouilles ont permis de remonter à la surface 2 500 éléments (céramiques, morceaux de bois,ossements) qui sont en train d'être répertoriés. Une opération délicate, comme l'explique Aline Huybrechts, conservatrice restauratrice du musée : "J'en conditionne une partie en eau jusqu'à ce qu'ils soient acheminés en laboratoire de traitement pour que le passage du milieu dans lequel ils étaient conditionnés depuis des siècles à leur nouveau milieu de conservation se fasse le plus doucement possible".

Les plongeurs archéologues ont profité de conditions exceptionnelles de visibilité dans le Rhône cette année pour faire d'autres découvertes; notamment des traces d'un pont de bateau. "Arles est une des seules villes romaines qui avait un problème de traversée de son fleuve parce qu'il est trop profond (20 mètres) explique Luc Long. Donc à cette époque comme à l'époque médiévale, on ne savait pas fabriquer des piles de pont maçonnées d'une si grande profondeur. Donc on construisait sur les bords du fleuve et on jettait un pont maintenu sur des bateaux".

Les fouilles du Rhône se poursuivent. Elles avaient conduit à la découvert d'un coffre antique début 2014