A Prague, le Père Noël yankee est une bête féroce enfermée au zoo

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 22/12/2013 à 14H51
Santa Claus derrières les grilles du zoo de Prague, le 19 décembre 2013.

Santa Claus derrières les grilles du zoo de Prague, le 19 décembre 2013.

© Michal Cizek / AFP

Trois militants déguisés en Santa Claus, le père Noël américain, ont passé tout le week-end dans un enclos du zoo de Prague (République Tchèque). Il y étaient présentés comme les spécimen d'une "espèce invasive très agressive". Et particulièrement prédatrice puisqu'elle fait de l'ombre au traditionnel "Jezisek" local, l'Enfant Jésus qui distribue des cadeaux aux petits tchèques depuis des siècles.

Depuis la chute du communisme, l'homme à l'imposante barbe blanche vêtu d'un manteau rouge importé des Etats-Unis fait une invasion massive dans les spots publicitaires et les magasins tchèques. Au détriment du traditionnel "Jezisek". D'où ce happening censé dénoncer avec humour l'américanisation de la société.
   
Dans leur enclos du zoo de Prague, les trois Santa Claus sont nourris toutes les heures depuis vendredi. Bien entendu, ils mangent exclusivement de la "junk food" bien sucrée et grasse à souhaits, avec frites, hamburgers et Coca-Cola imposés au menu.
Une vidéo amateur montrant les trois Santa Claus militants dans leur enclos du zoo de Prague.
Santa Claus aussi peu apprécié que son prédécesseur soviétique
La République tchèque est très attachée à la tradition de "Jezisek", malgré sa réputation de pays athée. Selon une enquête, Santa Claus gêne quelque 80% des Tchèques.

Il faut dire que le pays a déjà dû résister par le passé à un autre vieillard barbu étranger, le "Died Moroz" ("Le grand-père Gel") d'origine soviétique. 

Cet intrus était arrivé après la prise du pouvoir par les communistes en 1948. Les enfants tchèques avaient alors appris avec surprise que les poupées, trains électriques et autres petites voitures n'étaient pas déposés sous leur sapin par un enfant né dans une crèche à Bethléem, mais par un vieil homme venu de l'Est.