A Marseille, "Cultures du Coeur" offre des spectacles aux démunis

Par @Culturebox
Mis à jour le 06/12/2016 à 06H30, publié le 19/06/2016 à 13H34
Spectateurs de la salle de spectacle marseillaise

Spectateurs de la salle de spectacle marseillaise

© France 2 / Culturebox

A Marseille, l'association "Cultures du coeur" s'est donnée pour mission d'offrir la culture aux plus démunis, ceux qui n'ont pas les moyens d'aller voir un spectacle. Parce que la culture fait aussi partie des besoins primordiaux, l'association perpétue ainsi l'esprit des Restos du Coeur. Une démarche que n'aurait pas renié leur créateur, un certain Michel Colucci disparu il y a trente ans.

Quand on a tout juste de quoi acheter de quoi se nourrir, il est hors de question de dépenser la moindre somme pour aller voir un spectacle. La télévision suffit. Pourtant, la culture et le spectacle vivant font partie, au même titre que la nourriture, des besoins d'un citoyen vivant dans une société développée telle que la nôtre.

Partant de cette constation, l'association "Cultures du Coeur" a décidé d'offrir des billets de spectacle à ceux qui n'en ont pas les moyens. Et plutôt que de "parachuter" dans une salle de spectacle quelqu'un qui risque de ne pas en comprendre les codes, ses membres prennent le soin de les leur expliquer, quelques jours plus tôt.

Opéra, opérette, théâtre, ces séances sont parfois les premières auxquelles assistent ces personnes fragilisées par la pauvreté. C'est parfois l'occasion d'un véritable choc culturel, le début d'une passion qui serait resté inconnue sans l'intervention de "Cultures du Coeur".

Reportage : A. Bouleis / S. Pouquet / B. Jourdan / C. La Rocca / H. Henriol
L'association Cultures du Coeur existe également  dans d'autres villes de France et permet aussi à ses bénéficiaires de participer à des activités sportives et artistiques. Les séances ne sont pas organisées à la seule intention des personnes aidées par l'association. Les spectateurs dont les billets ont été offerts sont assis dans la salle parmi le public ordinaire.