A Chaumont-sur-Loire, les artistes se mettent au vert

Par @Culturebox
Mis à jour le 10/12/2012 à 13H39, publié le 11/05/2009 à 14H07
A Chaumont-sur-Loire, les artistes se mettent au vert

A Chaumont-sur-Loire, les artistes se mettent au vert

© Culturebox

Pour leur traditionnel festival (18 ans d'existence !), les Jardins de Chaumont-sur-Loire accueillent jusqu'au 10 octobre une vingtaine d'œuvres d'artistes, photographes et plasticiens. Sur le thème "Jardins de couleur", ils livrent des œuvres qui ont toutes, d'une certaine manière, une résonance écologique.

La première qualité de ces artistes, c'est d'abord de nous obliger à regarder différemment  la nature qui nous entoure. En s'appuyant sur elle pour créer leurs œuvres, en la sublimant parfois, ils la mettent en valeur et d'une certaine façon, lui donnent la parole. Cela ne fait pas d'eux systématiquement des artistes "engagés", avec l'écologie comme leitmotiv. A Chaumont, si engagement il y a, il reste assez "soft". D'autres artistes ont choisi des procédés beaucoup plus spectaculaires. C'est le cas de Joseph Beuys qui planta 3000 arbres pour l'exposition Documenta 3 en 1983 ou de Butter Simpson qui lâcha des pilules géantes d'antiacide au-dessus de rivières polluées. Il faut aussi savoir que l'art écologique, c'est un label. Un label créé par des américains, dans les années 60 et qui mêle éthique écologique, science et art public. Dans ce cadre, vous pouvez consulter le Greenmuseum, le plus grand réseau d'artistes écologiques. Pour son fondateur Sam Bower, la seule visée de l'art doit être la question de la sensibilité au monde environnant. Pour lui, les artistes peuvent construire un chemin vers un monde durable.

L'esthétique au service de l'éthique
Art et écologie


Pour aller plus loin...

Pensez à consulter l'article paru dans la revue trimestrielle Vacarme, consacré à "l'art et les fins de l'écologie : de la terre en danger au droit de survie" par Yates McKee (2006).